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<title><![CDATA[QUAND LES CHAMPIGNONS ATTAQUENT LES POUMONS (2)]]></title>
<description><![CDATA[<img src="https://www.energetiqueplantes.com/upload/blockblog/quand-les-champignons-attaquent-les-poumons-2-390x390.jpg" title="QUAND LES CHAMPIGNONS ATTAQUENT LES POUMONS (2)" alt="thumb" />&amp;lt;&amp;lt; Précédent
Une affection des voies respiratoires profondes : l’asthme équin
Anciennement appelé emphysème du cheval ou RAO (obstruction récurrente des voies aériennes) ou encore « pousse », cette affection respiratoire correspond aujourd’hui au terme actuel et officiel « d’asthme équin sévère ». Cette affection est plus fréquente dans l’hémisphère Nord (Europe, Amérique du Nord) où les chevaux sont gardés à l’intérieur et alimentés avec du foin tandis qu’elle est rare dans les régions ou le climat est chaud et sec.
Décrite sous le nom de pousse, ou coup de vent, ou courte-haleine dès 1863 par le vétérinaire français Henri BOULEY, professeur de clinique vétérinaire à l&#039;École nationale vétérinaire d’Alfort, l’asthme équin est une maladie inflammatoire environnementale caractérisée par un rétrécissement réversible des bronches avec alternance de crises et de périodes de rémission, comme l’asthme humain. Il est une des affections pulmonaires les plus fréquemment diagnostiquées chez les chevaux des régions tempérées et une cause majeure de toux et d’intolérance à l’effort. Inscrite dans la liste des vices rédhibitoires du cheval, cette maladie inflammatoire chronique des voies respiratoires profondes chez les équins adultes est d’origine multifactorielle avec plusieurs facteurs déclencheurs potentiels. La sensibilité individuelle et les facteurs environnementaux ont une importance prépondérante.
Sa cause exacte et ses mécanismes restent imparfaitement compris. La maladie résulte d’une interaction entre l’environnement, une prédisposition individuelle et une réaction inflammatoire complexe. En effet de nombreuses cellules immunitaires interviennent : neutrophiles, lymphocytes, macrophages, mastocytes et plusieurs facteurs sont impliqués : poussières, moisissures, bactéries, virus, allergènes environnementaux.
Elle est provoquée par l’inhalation répétée des poussières organiques de l’écurie, surtout le foin moisi, la paille, les moisissures, les poussières de fourrage et se caractérise par :
- une obstruction réversible des voies respiratoires,- un bronchospasme,- une accumulation de mucus,- un remodelage des voies respiratoires,- une inflammation pulmonaire importante à neutrophiles,- une hyperréactivité bronchique.
La maladie évolue par phases de rémission alternant avec des crises de détresse respiratoire récurrentes. Les symptômes s’améliorent avec la diminution des poussières et un traitement spécifique que nous verrons plus bas. Le facteur de risque principal est l’environnement de l’écurie colporteur de poussières, de moisissures, d’endotoxines, d’ammoniac, d’acariens et de mauvaise ventilation.
Ce sont les chevaux vivant en box qui sont les plus exposés.
L’hypothèse immunologique est que les moisissures du foin pourraient déclencher une réaction allergique similaire à l’asthme humain. L‘hypersensibilité de type I chez l’humain, communément appelée allergie survient dans les minutes qui suivent la rencontre avec l’antigène et dépend de l’activation des cellules immunitaires mastocytes. Cependant chez les chevaux un délai de plusieurs heures voire jours d’exposition aux poussières en stabulation est généralement nécessaire au développement de l’obstruction
L’autre hypothèse est une inflammation non spécifique due aux poussières. Les poussières d’écurie contiennent des acariens, des moisissures, des endotoxines bactériennes, des gaz irritants, des particules minérales qui provoquent une inflammation chronique des voies respiratoires. Il y a probablement une association synergique qui joue un rôle important entre les moisissures (Aspergillus fumigatus notamment), les endotoxines, l’ammoniac et autres gaz (de sulfure d’hydrogène, de méthane ou encore de dioxyde de carbone) qui se combinent pour exacerber l’obstruction des voies respiratoires chez les chevaux atteints d’hyperréactivité bronchique non spécifique. 
L’âge et une prédisposition génétique jouent un rôle, certaines lignées sont plus touchées, notamment chez les poulains nés de deux parents atteints. Plusieurs gènes seraient impliqués et l’interaction gènes/environnement joue un rôle épigénétique majeur. Des anomalies ont été identifiées, liées au récepteur de l&#039;interleukine 4 impliqué dans les allergies qui explique que l’asthme allergique est très souvent associé à d’autres hypersensibilités équines comme la dermite estivale.
En définitive l’asthme équin est une maladie respiratoire inflammatoire chronique multifactorielle, fortement liée à l’environnement poussiéreux des écuries et à une prédisposition individuelle ou génétique. Les moisissures, endotoxines et autres particules inhalées jouent un rôle majeur dans l’inflammation et l’obstruction des voies respiratoires.
Bien que sa causalité et son processus soient encore mal élucidées, la médecine vétérinaire distingue aujourd’hui trois formes :
-  l’asthme équin léger à modéré (correspondant à la maladie inflammatoire des petites voies respiratoires - IAD) associé à une toux occasionnelle, une baisse de performance, du mucus dans la trachée et une respiration normale au repos. Cette atteinte respiratoire inflammatoire se retrouve souvent chez les jeunes chevaux de sport, elle correspond à un dérèglement de l’homéostasie des cellules inflammatoires de la lumière des voies respiratoires profondes. 
-  l’asthme équin sévère (obstruction récurrente des voies respiratoires – RAO) qui présente des difficultés respiratoires au repos, une respiration abdominale marquée et une intolérance majeure à l’effort et se caractérise par une inflammation chronique ainsi qu’un remodelage des voies respiratoires. Les chevaux atteints de RAO présentent aussi souvent une hypersensibilité aux piqûres d’insectes. 
- une troisième variante est appelée Maladie pulmonaire obstructive associée au pâturage d’été (SPAOPD) dont les conditions d’apparition sont typiquement en été chez les chevaux adultes vivant à l’extérieur. Les signes cliniques sont identiques à l’asthme équin sévère. Les chevaux atteints présentent une hyperréactivité des voies respiratoires, résultant de la persistance d’un état inflammatoire associé à un dysfonctionnement de la réponse sensitive à un large panel de facteurs déclenchant, spécifiques (moisissures, pollens) ou non (air sec, exercice, agents irritants). Les signes cliniques sont exacerbés lors de temps chaud et sec et/ou suite à l’exposition aux poussières de champs voisins pendant la moisson. Certains chevaux souffrent à la fois de SPAOPD et de RAO à cause de cette hyperréactivité bronchique non spécifique prolongée.
Le pronostique de l’asthme équin se fait via le test d’atropine en injection. La fonction respiratoire doit s’améliorer dans les quinze minutes suivant l’injection ou lorsque la fréquence cardiaque a atteint le double de sa valeur normale. Si le cheval ne répond pas favorablement à ce test, le pronostic est alors réservé.
Les principaux signes cliniques sont des accès de toux, liés ou non à l’exercice, une difficulté respiratoire voire des sifflements respiratoires surtout à l’expiration, une respiration forcée, la dilatation des naseaux, le jetage muco-purulent, l’intolérance à l’effort avec un délai de récupération prolongé après l’effort, l’amaigrissement et parfois une « ligne de pousse » correspondant à l’hypertrophie des muscles abdominaux obliques externes.
Les symptômes empirent après un effort ou un repas de fourrage mais s’améliorent au pré. Dans les cas sévères, c’est l’apparition de la respiration paradoxale, d’une détresse respiratoire et des complications bactériennes secondaires sont possibles.
L’intolérance à l’exercice est souvent un des premiers signes. L’obstruction respiratoire diminue progressivement les échanges gazeux, provoquant une baisse des performances, un faible taux d&#039;oxygène dans le sang et une accumulation excessive de gaz carbonique dans le sang pendant l’effort.
 III. MÉCANISMES DU DÉVELOPPEMENT ET DE LA PROGRESSION DE L&#039;ASTHME ÉQUIN
Dans la physiologie mécanique respiratoire du cheval, l’inspiration, une dynamique active, utilise différents muscles dont le principal est le diaphragme. L’énergie élastique emmagasinée dans le poumon et le thorax étirés lors de l’inspiration s’associe à l’action des muscles abdominaux et intercostaux pour provoquer l’expire, même au repos. Des efforts expiratoires répétés conduisent à l’hypertrophie de ces muscles, dessinant la fameuse « ligne de pousse », observable dans certains cas avancés d’asthme. L’obstruction des voies aériennes augmente la variation de pression intra pleurale car la résistance au passage de l’air est plus grande, donc les efforts à chaque respiration sont plus importants. Le diamètre des voies respiratoires est affecté par des facteurs à la fois actifs et passifs. En effet le diamètre de la trachée, des bronches et des bronchioles change passivement au cours du cycle respiratoire activement régulé par la contraction des muscles lisses via le système nerveux autonome. Les particules irritantes telles que la poussière, les gaz polluants et les médiateurs de l’inflammation stimulent les récepteurs sensitifs de la muqueuse respiratoire, ce qui amène à la suractivation du système nerveux autonome parasympathique donnant naissance au bronchospasme et à l’augmentation de la sécrétion de mucus.
Chez un cheval présentant une inflammation respiratoire, les secrétions mucoïdes, les exsudats et l’épaississement de la muqueuse, conséquents à l’inflammation, contribuent au rétrécissement de la lumière pulmonaire et provoquent la bronchoconstriction.
Les sifflements caractéristiques de l’asthme équin ont tendance à apparaître en fin d’expiration car, à ce point du cycle respiratoire, les voies aériennes sont rétrécies, de sorte que les obstructions par du mucus ou un bronchospasme sont accentuées. Le flux d’air devient alors turbulent et des sifflements sont entendus.
La sensibilité bronchique
Il existe trois types de récepteurs possédant des fibres vagales qui ont été identifiés dans le poumon : les récepteurs à adaptation lente, les récepteurs à action rapide, et les terminaisons des fibres C. Le rôle de tous ces récepteurs consiste principalement en la détection de stimuli potentiellement délétères pour la fonction pulmonaire. Ils initient la réponse protectrice. Ils ont donc un rôle potentiel dans la physiopathologie de l’asthme équin sévère.
Les récepteurs à adaptation lente induisent une diminution de la fréquence respiratoire par augmentation du temps expiratoire, une bronchodilatation et une tachycardie dans le but d’ajuster le taux et la profondeur de la respiration pour minimiser le travail des muscles respiratoires.
Les récepteurs à adaptation rapide (RAR) constituent des terminaisons de fibres sensibles aux irritants, localisées dans le larynx, la trachée, les grosses bronches et les voies respiratoires intrathoraciques. Ils sont stimulés par la déformation mécanique des voies respiratoires rencontrée en cas d’inflammation pulmonaire, de bronchoconstriction et d’irritation mécanique. Les gaz irritants, les poussières et le relargage d’histamine peuvent également activer ces récepteurs. Leur stimulation provoque de la toux, une bronchoconstriction, la sécrétion de mucus et une respiration superficielle (hyperpnée), tous ces mécanismes contribuant à la protection contre l’entrée de matériaux irritants dans les voies respiratoires profondes.
Les fibres C forment un plexus dense dans le tissu conjonctif de soutien autour des vaisseaux et des bronches (l’interstitium pulmonaire) et contrôlent la composition sanguine ainsi que le degré de distension de l’interstitium. On en trouve aussi dans la paroi des voies respiratoires. L’activation des fibres C pourrait être responsable de la tachypnée, de l’apnée, des secrétions mucoïdes, du bronchospasme et de la toux qui accompagnent les maladies pulmonaires allergiques, infectieuses ou vasculaires.
Parfois, leur sensibilité est tellement amplifiée que les fibres C sont activées lors de respiration normale et favorisent la chronicité de l’hypersensibilité observées dans l’asthme équin.
L’hyperréactivité bronchique
L’hyperréactivité bronchique correspond à une sensibilité excessive des bronches : elles se contractent de manière exagérée face à des stimuli parfois modérés tels que la poussière, l’effort, l’air froid ou certains allergènes. Cette réaction provoque un bronchospasme, c’est-à-dire une contraction des muscles lisses bronchiques entraînant une diminution du diamètre des voies respiratoires.
Elle est fréquemment observée chez les chevaux atteints d’asthme équin, mais également lors de certaines infections respiratoires virales, notamment la grippe équine.
Plusieurs mécanismes participent à cette hyperréactivité. L’inflammation chronique entraîne une augmentation du volume de l’épithélium respiratoire et des cellules à mucus, provoquant un épaississement de la paroi bronchique et un rétrécissement accru de la lumière des voies aériennes. Les médiateurs inflammatoires favorisent également la libération d’acétylcholine, principal neurotransmetteur responsable de la bronchoconstriction.
D’autres mécanismes contribuent au maintien du bronchospasme :

Une diminution de la production de prostaglandine E2, qui réduit normalement la bronchoconstriction ;
Une altération de certains neurones inhibiteurs non adrénergiques non cholinergiques (NANC), transmettant les instructions du système nerveux central aux organes, aux muscles et aux glandes, impliqués dans la relaxation bronchique ;
Une baisse d’activité des bêta-adrenorécepteurs responsables de la bronchodilatation.

Chez les chevaux atteints d’asthme équin sévère, cette hyperréactivité bronchique peut persister même après amélioration de l’environnement et la réduction de l’exposition à la poussière.
Détaillons maintenant les mécanismes biologiques et cellulaires qui conduisent à l&#039;obstruction des voies respiratoires profondes lors de l’asthme équin.
L’obstruction chronique des voies respiratoires
L’asthme équin est une maladie inflammatoire chronique complexe dans laquelle l’inflammation neutrophilique des voies respiratoires provoque une obstruction pulmonaire à la fois mécanique (mucus, remodelage) et fonctionnelle (bronchospasme). Cette obstruction résulte principalement de quatre processus : l’inflammation pulmonaire, le bronchospasme, l’accumulation de mucus et le remodelage des voies respiratoires qu’il faut comprendre pour adapter les traitements et la gestion environnementale du cheval.
1. Le rôle central de l’inflammation pulmonaire et ses conséquences sur la ventilation pulmonaire
L’inflammation pulmonaire constitue le mécanisme central de la maladie. Elle participe directement au bronchospasme, à l’hypersécrétion de mucus et au remodelage des tissus bronchiques.
Tout commence avec le déclenchement de la neutrophilie pulmonaire, une accumulation massive de neutrophiles (globules blancs) dans les voies respiratoires qui survient dans les 6 heures suivant une exposition à du foin moisi par exemple.
Cette réaction inflammatoire est orchestrée par diverses cellules pulmonaires produisant notamment l’interleukine-8 (IL-8), puissante cytokine de recrutement des neutrophiles. Une fois activés, les neutrophiles libèrent des radicaux libres, des protéases et différents médiateurs lipidiques qui entretiennent l’inflammation et endommagent les tissus pulmonaires.
L’inflammation sensibilise également les muscles lisses bronchiques et favorise ainsi l’hyperréactivité bronchique.
Les lymphocytes jouent aussi un rôle majeur dans cette réponse immunitaire. Selon les profils inflammatoires observés (Th1, Th2 ou mixtes), ils participent au recrutement et à l’activation des neutrophiles via la production de cytokines pro-inflammatoires, amplifiant ainsi la réponse inflammatoire pulmonaire.
D’autres cellules interviennent également :

Les mastocytes, dont la dégranulation libère de l’histamine favorisant le bronchospasme et la sécrétion de mucus ;
Les macrophages, qui libèrent des substances pro-inflammatoires et des chemo-attracteurs pour les neutrophiles ;
Les cellules épithéliales et musculaires bronchiques, qui ne restent pas passives mais modulent l&#039;inflammation et participent au remodelage tissulaire du poumon.

L’inflammation des voies respiratoires profondes perturbe également la ventilation pulmonaire et les échanges gazeux.
En effet, la respiration demande de l’énergie aussi l’idéal biologique visé par l’organisme est d’apporter le volume d’air juste suffisant aux alvéoles correctement perfusées de sang. Le contrôle général de la ventilation pulmonaire et sa régulation passe par de nombreux chémorécepteurs qui contrôlent les teneurs sanguines en oxygène, dioxyde de carbone et hydrogène dans l’organisme. Tout se joue entre la ventilation alvéolaire et son ajustement avec la perfusion pulmonaire. Dans les alvéoles pulmonaires, il faut que l’air et le sang se retrouvent en quantités appropriées afin que les échanges gazeux aient lieu correctement : c’est l’ajustement de la ventilation et du flux sanguin.
La ventilation alvéolaire est régulée pour rester en concordance avec la demande d’échanges gazeux, dont l’expulsion du dioxyde de carbone. À l’exercice, quand la production de dioxyde de carbone et la consommation d’oxygène augmentent, la ventilation alvéolaire se doit d’augmenter en conséquence. Lorsque la ventilation devient insuffisante — on parle d’hypoventilation — l’élimination du dioxyde de carbone diminue et la pression partielle artérielle en CO₂ augmente.
L’ajustement optimisé de la ventilation et de la perfusion se fait via deux mécanismes intrinsèques au poumon des mammifères :
- La vasoconstriction pulmonaire hypoxique, qui détourne le sang des zones mal ventilées vers les régions mieux aérées. Ce mécanisme, plus fort chez les poneys, semble neutralisé par les maladies inflammatoires pulmonaires ;
 - La bronchodilatation hypercapnique, qui augmente localement la ventilation lorsque le CO₂ s’accumule.
Chez les chevaux asthmatiques, ces mécanismes sont perturbés par l’inflammation chronique et le bronchospasme. Les poumons enflammés présentent alors une ventilation hétérogène due à l’obstruction des voies respiratoires et à leur faible capacité à modifier le volume de certaines régions. Cette altération provoque des échanges gazeux moins efficaces, dont l’insuffisance est généralement corrélée à la sévérité clinique de la maladie.
Les chevaux atteints présentent fréquemment :

Une baisse légère du taux d&#039;oxygène dans le sang (hypoxémie) ;
Une hyperventilation compensatrice, parfois visible même au repos ;
Plus rarement une augmentation importante du CO₂ sanguin.

2. Le bronchospasme
C&#039;est la cause principale de l&#039;obstruction, surtout dans les voies respiratoires larges. Il résulte principalement d’une stimulation excessive des récepteurs muscariniques par l’acétylcholine, sous contrôle du système parasympathique. L&#039;inflammation qui en résulte inactive l&#039;oxyde nitrique, empêchant la relaxation normale des muscles lisses. Ce phénomène est réversible par l’usage de molécules bronchodilatatrices comme l’atropine ou l’usage de plantes aux propriétés bronchodilatatrices.
3. L’accumulation de mucus
L’accumulation de mucus est une caractéristique constante de l’asthme équin. Elle est étroitement associée à l’inflammation neutrophilique des voies respiratoires et s’accompagne fréquemment de toux. Le mucus devient plus visqueux et plus difficile à évacuer, favorisant l’obstruction des voies aériennes. Même en période de rémission clinique, notamment chez les chevaux vivant au pré, cette accumulation peut persister et expliquer certains déficits respiratoires résiduels. Comme le bronchospasme, l’hypersécrétion de mucus représente un mécanisme majeur de l’obstruction pulmonaire.
4. Le remodelage des voies respiratoires
Les épisodes inflammatoires et cicatriciels répétés entraînent progressivement des modifications structurelles durables des bronches, regroupées sous le terme de remodelage. Ces modifications comprennent :

Une augmentation des muscles lisses ;
Une fibrose péri-bronchiolaire ;
Une prolifération des cellules épithéliales ;
Une augmentation de la vascularisation locale.

L’ensemble de ces changements réduit progressivement le diamètre des voies aériennes et altère durablement la fonction respiratoire.
La respiration normale du cheval comporte une inspiration et une expiration en deux phases (passive puis active). Chez les chevaux atteints de détresse respiratoire comme l’asthme sévère équin, cette organisation de l’expiration biphasique disparaît progressivement, ce qui contribue à la limitation du flux d’air.
On observe également une augmentation des efforts abdominaux en début d’expiration. Le faible taux d&#039;oxygène et l’excès de CO2 dans le sang stimulent le diaphragme et les muscles expiratoires ainsi que certains récepteurs sensibles à l’obstruction des voies respiratoires ou à l’hyperinflation thoracique.
Cependant, malgré ces efforts accrus, la contribution de l’abdomen au volume respiratoire est diminuée, comme dans l’emphysème humain. Dans certains cas, elle peut même disparaître, entraînant une respiration paradoxale : les mouvements abdominaux sont alors désynchronisés, avec une contraction survenant pendant l’inspiration. Cette anomalie résulte principalement de l’obstruction expiratoire, de l’hyperinflation pulmonaire et de la fatigue musculaire respiratoire. 
L’hyperinflation semble à la fois augmenter l’activation des muscles respiratoires tout en réduisant leur efficacité mécanique.
 IV. RÉSISTANCES AUX ANTIFONGIQUES : UN ENJEU ÉMERGENT
Les chevaux sont fortement exposés aux champignons présents dans leur environnement, surtout dans le foin, la paille et les poussières d’écurie. Les Aspergillus jouent un rôle majeur dans les maladies respiratoires allergiques et infectieuses, particulièrement chez les animaux immunodéprimés. Les conditions de logement, l’humidité, la qualité du fourrage et l’état immunitaire sont des facteurs essentiels dans l’apparition de ces pathologies.
Les écuries sont le plus souvent situées en milieu rural, donc confrontées à la présence de pesticides.
Les pesticides utilisés en agriculture comprennent les insecticides, les herbicides et les fongicides. En France, premier utilisateur européen de pesticides, les fongicides représentent la catégorie la plus utilisée en tonnage, avec 91 substances actives autorisées. Ils sont indispensables pour lutter contre de nombreuses maladies des cultures (blé, fraises, céréales, betteraves, carottes, etc.).
Les principales familles de fongicides sont les triazolés, les imidazolés et les pyridines. Les triazolés sont les plus utilisés grâce à leur efficacité, leur large spectre d’action et leur coût avantageux. Ils représentent environ 25 % des pesticides utilisés sur les cultures. Parmi eux, l’époxiconazole est particulièrement répandu mais d’autres molécules agricoles sont particulièrement impliquées : propiconazole, bromuconazole, difénoconazole et tébuconazole.
Cet usage massif des fongicides favorise l’apparition de résistances chez certains champignons environnementaux, notamment Aspergillus fumigatus et Candida. Certaines souches développent des mutations génétiques qui entraînent aussi une résistance multiple aux antifongiques azolés utilisés en médecine humaine et vétérinaire, notamment : Itraconazole, Voriconazole et Posaconazole.
La présence de ces souches chez des chevaux vivant dans un environnement agricole suggère que les pesticides favorisent l’émergence et la diffusion de moisissures résistantes, augmentant les phénomènes de résistances aux antifongiques, les chevaux devenant alors un véritable réservoir de souches résistantes avec une possible transmission à l’homme. Cette situation est préoccupante pour les organismes immunodéprimées (cancers, greffes, VIH, maladies auto-immunes), très exposés au risque d’aspergillose invasive. Les infections dues aux souches résistantes d’Aspergillus fumigatus présentent une mortalité pouvant atteindre 80 %. Or ce sont le Voriconazole et le Posaconazole qui sont les principaux traitements aujourd’hui disponibles par voie orale.
Les résistances aux antifongiques agricoles et les réactions allergiques jouent probablement un rôle majeur dans l’inflammation pulmonaire chronique du cheval. La nécessité d’un usage plus raisonné et mieux contrôlé des fongicides agricoles afin de limiter l’émergence de résistances antifongiques menaçant la santé animale et humaine apparaît désormais comme un enjeu majeur pour la santé future.
 IV. LES SOLUTIONS POUR AIDER SON CHEVAL
Nous ne détaillerons pas ici les protocoles vétérinaires utilisés pour soigner l’asthme équin mais nous expliquerons les options en phytothérapie à votre portée pour aider votre cheval à lutter contre l’asthme mais aussi les autres affections du système respiratoire et les mycoses de la peau.
Le premier point clé pour soulager la symptomatique de l’asthme équin est d’évaluer l’exposition du cheval parce que la réussite à long terme du traitement des chevaux atteints d’asthme passe par la réduction de la charge aérosol de poussières dans leur environnement. Il faut identifier les zones à risque et mettre en place une prévention de son exposition aux allergènes (poussières organiques et moisissures) par la gestion de son environnement.  En effet, la concentration de poussière organique est 35 fois plus élevée chez les chevaux gardés sur une litière de paille et nourris avec du foin que chez les chevaux stabulant sur une litière de copeaux de bois et nourris avec des pellets. Il faut éviter au cheval de résider dans les zones à poussière (curage et paillage des box, distribution de foin, proximité des réserves) car une exposition même courte aux poussières aggrave fortement la fonction respiratoire.
1) Modifications environnementales
Une mise au pré permanente est idéale, sinon il faut adapter l’environnement (litière, alimentation, gestion de l’écurie) en remplaçant le foin et la paille (très poussiéreux) par des pellets, luzerne, ensilage ou herbe fraîche. Il faut utiliser des litières peu poussiéreuses (copeaux dépoussiérés, tourbe…) et assurer une bonne ventilation de l’écurie.
Tremper le foin réduit la poussière mais a ses limites (efficacité variable, perte nutritive, risque de moisissures). L’idéal est de l’arroser avec une dilution de micro-organismes efficaces diluée à 2% avec de l’eau. Ce traitement du foin avec des bons micro-organismes qui vont coloniser les micro-organismes pathogènes et les « manger » est le plus efficace. De plus ce traitement réensemence la flore intestinale du cheval de manière positive en soutenant son système immunitaire.
Maintenant sachez qu’une paille de bonne qualité possède une contenance faible en particules de poussières et que traitée aux micro-organismes efficaces, elle ne provoque pas plus d’inflammation chez les chevaux asthmatiques que des copeaux classiques.
Ces changements apportent une amélioration clinique en quelques jours à 3-4 semaines. Les chevaux peuvent redevenir asymptomatiques avec une fonction pulmonaire proche de la normale. Néanmoins ils témoigneront toujours d’une hyperréactivité bronchique persistante (sensibilité aux allergènes) et les altérations du tissu pulmonaire (obstruction résiduelle) quand il y a eu remodelage des voies respiratoires peuvent être irréversibles. À ce jour, l’asthme équin est une maladie réversible mais pas guérissable aussi la prévention reste primordiale par un contrôle strict de l’environnement.
Chez les chevaux atteints gravement, les mesures environnementales restent insuffisantes, elles doivent être complétées par un traitement en phytothérapie ou médical pour gérer les crises.
2) Les traitements : allopathie ou médecine naturelle ?
Concernant les infections fongiques invasives causées par des champignons (Blastomyces, Histoplasma, Coccidioides), des levures (Cryptococcus et Candida) ou des moisissures (Aspergillus), la médecine vétérinaire prescrit des médicaments antifongiques, notamment l’antibiotique amphotéricine B quand la vie du patient est en danger et les azolés pour les cas légers à modérés.
Les solutions naturelles pour diminuer la résistance des champignons, notamment quand ils se constituent en biofilms, sont un traitement naturel combinant l’argent colloïdal et les micro-organismes efficaces (EMA) en interne et en topique sur les zones atteintes et des plantes à forte action antifongique et bactérienne soutenant l’immunité comme : le lapacho, l’origan, le thym, l’éleuthérocoque, l’ashwagandha, la griffe du chat.
Concernant l’asthme, Il s’agit de réduire la bronchoconstriction et la production de mucus, d’agir sur le bronchospasme, d’améliorer la respiration et l’élimination des sécrétions ainsi que la fonction pulmonaire générale. Face aux phases d’exacerbation de la maladie en période de crise, il faut des traitements permettant la levée rapide de l’obstruction et l’usage d’un corticostéroïde est pertinent.
Mais le traitement médical sur le long terme à ses limites. Basé sur des anti-inflammatoires corticostéroïdes et des bronchodilatateurs, il ne traite que la symptomatique dont la réduction reste temporaire sans suppression des poussières et certains chevaux finissent par présenter une résistance aux corticoïdes faisant qu’ils ne répondent plus à cette thérapie. Leur administration prolongée par voie générale est à éviter du fait de leurs effets indésirables très redoutés mais peu documentés comme la fourbure et une plus grande sensibilité aux infections ainsi qu’une suppression de la fonction surrénalienne et une altération du métabolisme osseux. Il faut donc préférer l’administration par inhalation. Par ailleurs il faut proscrire les anti-inflammatoires non stéroïdiens qui aggravent les symptômes en réduisant la production des prostaglandines E2, qui elles, agissent en tant que bronchodilatateur et anti-inflammatoire au niveau des voies respiratoires.
L’autre option pour prévenir des récidives est la phytothérapie qui fonctionne très bien seule pour accompagner sur le long terme la chronicité de cette maladie car elle est sans effets secondaires. Couplée au traitement des méridiens énergétiques du cheval via le shiatsu ou l’acupuncture, elle permet parfaitement la gestion des crises d’asthme équin et stoppe l’aggravation de la maladie, permettant à un cheval atteint de vivre longtemps dans une bonne condition. Il faut savoir que la vieillesse du cheval rend les crises d’asthme de plus en plus difficiles à gérer, rendant l’acte préventif des phases d’exacerbation clinique et la gestion environnementale de plus en plus important. À ce titre, les plantes aromatiques et médicinales sont vos meilleures alliées.
Pour combattre et exterminer les envahisseurs externes, ce sont les plantes à action immunostimulantes et anti-infectieuses, chaudes et sèches comme l’eucalyptus ou le thym qui conviennent. Contre les états inflammatoires aigus et bref, il faut des plantes froides et sèches mais contre les états inflammatoires pulmonaires chroniques il vaut mieux des plantes froides et humides comme la mauve ou combiner les deux états via une plante tel le plantain. On peut combattre les toux grasses (profondes) avec des plantes de nature chaude et sèche et la toux sèche (irritation des voix hautes) avec des plantes à action émollientes de nature froide et humide comme la guimauve ou encore de nature chaudes et humides (sucré ou gras) comme la réglisse qui vont faire mûrir des toux sèche vers des toux grasses expectorantes. Pour éliminer les mucosités et fluidifier les liquides, il faut des plantes mucolytiques et expectorantes de nature chaude et sèche comme le bourgeon de pin ou le marrube blanc qui permettent la fluidification des mucus pour faciliter leur évacuation par le système muco-ciliaire.
Enfin pour soulager les spasmes des muscles lisses de la respiration et de l’abdomen, les meilleures plantes spasmolytiques sont de nature chaude et sèche comme la matricaire.
Le pouvoir des plantes en synergie, c’est :
- une action antifongique, antibactérienne et antivirale contre les infections du système respiratoire,
- une action anti-inflammatoire et anti-allergène des muqueuses des voies respiratoires,
- une action bronchodilatatrice, expectorante et mucolytique sur l’arbre respiratoire,
- une action antioxydante sur les cellules.
Par leurs vertus, les plantes médicinales et aromatiques sont capables d’enrayer l’inflammation pulmonaire, le bronchospasme, l’accumulation de mucus qui entraînent l’obstruction des voies respiratoires et sa chronicité qui provoque leur remodelage, tout cela sans effets secondaires néfastes à l’organisme du cheval.
Nos synergies de plantes soutiennent l’organisme du cheval et son système immunitaire et apportent d’autres bienfaits complémentaires pour améliorer la fonction pulmonaire en luttant aussi contre le stress oxydatif qui favorise l’état inflammatoire des voies aériennes et le stress émotionnel de manquer d’air.
Pour l’asthme équin léger ou sévère et les allergies respiratoires (IAD, SPAOPD, RAO), c’est notre synergie Poumon et Respiration qui apporte un grand confort pulmonaire aux chevaux et leur permet de vivre longtemps dans un mieux-être.
Concernant les affections des voies respiratoires supérieures regroupant les infections virales (grippe, rhinopneumonie), l’empyème des poches gutturales (accumulation de pus), la pharyngite, la gourme à Streptococcus equi et l’obstruction causée par le virus respiratoire syncytial (VRS), c’est le Composé immunitaire et poumon qui est conçu pour venir en aide aux chevaux atteints d&#039;infection des voies respiratoires. Il est très complémentaire des antibiotiques et assure la bonne suite du traitement. Il se donne aussi en préventif lors d&#039;épizootie (rhinopneumonie) dans une écurie ou une région.
En cas de toux sèche chronique ou récidivante, c&#039;est la synergie Anti-toux qui convient, quelle que soit la raison des quintes de toux : allergies aux pollens ou irritations liées à un lieu de vie poussiéreux (écuries, manèges). Ses plantes apaisent les muqueuses de la trachée et des bronches (irritations et inflammation).
Pour les sinusites et l’écoulement nasal occasionnel ou chronique, c’est notre Synergie spéciale sinusite conçue pour aider l’organisme du cheval.
En cas d’hypersensibilité des voies respiratoires, nous avons une synergie conçue spécifiquement pour apaiser l’irritation et la sur-réactivité des récepteurs sensitifs des muqueuses respiratoires. Elle aide à réduire les symptômes liés aux allergies et à éliminer les agents polluants responsables des troubles respiratoires. Elle est particulièrement recommandée pour les chevaux exposés à la poussière, au pollen ou à d&#039;autres allergènes présents dans leur environnement. 
D’autres synergies peuvent accompagner votre cheval et soutenir sa résilience face aux difficultés respiratoires : 
La synergie Reins PoumonsUne association de plantes pour tonifier en douceur les reins et la sphère pulmonaire. Idéal en fin d’été pour préparer l’organisme du cheval à la période hivernale. Utile aux chevaux qui sortent fatigués et amaigris de la saison estivale. Stimule l’appétit et redonne du tonus.
Le composé poumon et estomacPréparation de plantes médicinales permettant de soigner les pathologies pulmonaires du cheval ainsi que les douleurs d&#039;estomac. Ce composé réunit les plantes de la synergie Poumon et celle de la Synergie spéciale Estomac. Un deux en un très pratique en phase d&#039;entretien. 
La synergie Phyto MicrobioteElle prend soin de la flore intestinale du cheval. Elle apporte un grand confort digestif aux chevaux, améliore l’assimilation intestinale et participe au maintien de l&#039;immunité générale du cheval en entretenant son microbiote intestinal. Préconisée chez le cheval pour lutter contre les dysbioses intestinales et renforcer son immunité naturelle.
Les problèmes de peauContre les gales et les teignes, pour combattre les micro-organismes parasitant le derme du cheval et s&#039;opposer aux lésions qu&#039;ils provoquent, la synergie Gale et Teigne s&#039;oppose aux parasites et soigne la peau par une action nettoyantes, immunostimulante, antifongique et antiparasitaire. 
Le meilleur moyen de lutter contre l’installation des champignons pathogènes reste la prévention en développant le potentiel immunitaire de votre cheval. À cet effet, voici d’autres articles pouvant vous éclairer sur les solutions naturelles possibles à mettre en œuvre :
Le miracle des micro-organismes efficaces, L’indispensable pharmacie de Mère Nature et Comment aider le microbiote de son cheval par l’alimentation.
 
Sources :Le microbiote pulmonaire, un enjeu récent en microbiologie médicale – Société Française de Microbiologie. Olivia Vong ; 10 juin 2020Aspects cliniques des pneumonies parasitaires et fongiques chez les équidés - Desjardins-Lavisse Isabelle, Guillot Jacques. In : Bulletin de l&#039;Académie Vétérinaire de France tome 159 n°1, 2006. pp. 67-76 ; doi : 10.4267/2042/47814.Physiopathologie de l’obstruction récurrente des voies respiratoires chez le cheval : étude bibliographique et actualités -DENYS, Marie - Université Paul-Sabatier de Toulouse, Décembre 2011 - Thèse d’exercice, Médecine Vétérinaire, ENVT, 2011, 129p.L’emphysème du cheval, comme modèle expérimental de l’emphysème humain - Morre Jean, par Mme Paule Doyard. In : Bulletin de l&#039;Académie Vétérinaire de France tome 131 n°1, 1978. pp. 49-52.Traitement de la toux en médecine chinoise - J.-C. DUBOIS (Canton). Cours d&#039;acupuncture (année 1980-81) et cours de médecine interne (1981-82) de l&#039;Institut de médecine chinoise de Canton.Étude de la flore fongique cutanée colonisant le cheval - Charlotte Catry. Sciences pharmaceutiques. 2015 ; ⟨dumas-01330906⟩.Approche comparée de l’asthme équin et félin, similitudes et différences avec l’asthme humain - Anna Saigot. Médecine vétérinaire et santé animale. 2020 ; (dumas-04826248).

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<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 14:01:49 +0000</pubDate>
<author>Admin E&P</author>
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<title><![CDATA[QUAND LES CHAMPIGNONS ATTAQUENT LES POUMONS (1)]]></title>
<description><![CDATA[<img src="https://www.energetiqueplantes.com/upload/blockblog/quand-les-champignons-attaquent-les-poumons-390x390.jpg" title="QUAND LES CHAMPIGNONS ATTAQUENT LES POUMONS (1)" alt="thumb" />La parasitologie des équidés connaît un véritable essor depuis quelques années, entraînant chez les propriétaires de chevaux un besoin de conseils et de résultats. Aujourd’hui nous nous penchons sur les pathogénies pulmonaires causées par le règne des champignons communément appelés « moisissures ».
Des poumons constamment exposés
Les champignons ont la capacité d&#039;être présent à peu près partout dans la nature, ils font partie du quotidien à la fois pour les chevaux et pour les cavaliers qui les entourent, ce qui expose inévitablement l’appareil respiratoire à une inhalation constante. Dans la plupart des échantillons d’air, plus de 90 % des particules visibles au microscope sont des spores fongiques ou des bactéries omniprésentes dans les écosystèmes aquatiques et terrestres.
Les chevaux ont un système respiratoire adapté aux grands espaces aérés et une physiologie respiratoire étudiée pour la performance de fuite face aux prédateurs. Si le poumon du cheval présente de fortes similitudes anatomiques et fonctionnelles avec celui de l’humain, les maladies respiratoires humaines sont surtout influencées par le tabagisme et la pollution urbaine, tandis que celles du cheval sont principalement liées à l’environnement d’écurie. Celles-ci présentent un aérosol souvent saturé, lié à une mauvaise ventilation, elles sont en permanence un environnement riche en poussières organiques, spores fongiques, moisissures, endotoxines et micro-organismes présents dans le foin, la paille, les céréales et l’air. Cette exposition quotidienne fait des voies respiratoires équines un terrain particulièrement sensible aux affections inflammatoires, allergiques et infectieuses.
 I/ LE POUMON DU CHEVAL : UN ÉCOSYSTÈME COMPLEXE
 Le microbiote pulmonaire : un équilibre vivant
Longtemps considéré comme stérile, le poumon possède en réalité son propre microbiote composé de bactéries, champignons, virus et autres micro-organismes vivant en équilibre avec l’organisme. Dès la fin du XIXème siècle, les données montraient une « flore pulmonaire » disponibles chez l’homme ou les mammifères ; elle se constitue très tôt après la naissance par la colonisation des voies respiratoires. La mise en place du microbiote pulmonaire est très rapide comparée à celle du microbiote intestinal, quelques mois suffisent. L’âge gestationnel, le mode de mise à bas et les deux premiers mois de vie semblent cruciaux dans la constitution du microbiote pulmonaire du cheval adulte.
La diversité anatomique de l’organe du poumon chez le cheval (trachée, bronches, bronchioles, sacs alvéolaires, etc.) ainsi que la surface du tractus respiratoire (60 à 80 m2) créent une véritable biogéographie complexe où les sources microbiennes alimentant cette niche sont multiples : le réservoir bucco-dentaire en premier lieu, le réservoir digestif et l’air inhalé ensuite.
Le microbiote pulmonaire est la résultante d’une balance entre immigration des micro-organismes (par inhalation, micro-aspiration, dispersion à partir de la muqueuse oropharyngée) et élimination (par l’ascenseur muco-ciliaire et la toux, le tri d’origine immunitaire ou du fait des facteurs abiotiques locaux ou de la compétition entre micro-organismes).
Le résultat est une faible densité bactérienne (mais une forte biodiversité, bien supérieure à celle du microbiote intestinal - qui pourrait expliquer la capacité de résilience importante des poumons) et une grande abondance en bactéries anaérobies strictes dont les Bacteroidetes (genres Prevotella, Veillonella, Fusobacterium ou Porphyromonas), les Firmicutes, puis des Proteobacteria et des Actinobacteria qui constituent près de 50% de la diversité bactérienne totale ce qui forme véritablement un anaérobiome. En plus des bactéries, on y retrouve les deux autres domaines du vivant, à savoir des microchampignons, des virus eucaryotes et des bactériophages (Pseudomonas, Staphylococcus ou Streptococcus et Picornaviridae, Paramyxoviridae, Adenoviridae, Herpesviridae, Anelloviridae, Polyomaviridae, Influenzavirus, Coronavirus, Bocavirus et Papillomavirus) et la présence d’archées (Euryarcheota, Thaumarchaeota Diapherotrites, Woesarchaeota et Aenigmarchaeota).
Chez le sujet sain, le mycobiote pulmonaire est essentiellement composé des genres Aspergillus, Cladosporium ou Saccharomyces. L’un des principaux réservoirs est l’air ambiant qui contient un grand nombre de spores de ces champignons capables de s’adapter à des milieux variés. Le mycobiome (moisissures et les levures qui vivent en symbiose avec l’hôte) semble être particulièrement influencé par le régime alimentaire, l’environnement et le statut immunitaire du sujet.
Tout ce microbiote est primordial pour l’homéostasie pulmonaire en assurant quatre grandes catégories de fonction : un rôle dans l’architecture pulmonaire, un rôle barrière fonctionnant sur le principe d’exclusion compétitive, un rôle dans l’immunité innée et adaptative complémentaire du précédent dans l’infection pulmonaire, enfin un rôle dans l’éducation du système immunitaire.
Ainsi le microbiote pulmonaire joue un rôle essentiel dans l’arrivée des polynucléaires neutrophiles au niveau local, leur capacité à détruire les bactéries, ainsi que dans le développement du système immunitaire. De son côté, le microbiote respiratoire (en particulier le microbiote nasopharyngé) intervient dans les infections virales comme les pneumopathies.
Sans eux deux, l’éducation du système immunitaire du poumon est moins performante et l’organisme a plus de risque de développer un asthme allergique. L’émergence de lymphocytes T régulateurs de la défense immunitaire et de sa tolérance aux allergènes minimise le risque ultérieur d’allergie car elle est corrélée à l’apparition de bactéries anaérobies strictes.
Les maladies chroniques à composante inflammatoire et infectieuse comme la mucoviscidose, la bronchopneumopathie chronique obstructive, l’asthme - mais également certaines maladies auto-immunes présentant une atteinte pulmonaire - ont en commun une dysbiose pulmonaire. Ce déséquilibre se traduit le plus souvent par une augmentation de l’abondance des Proteobacteria au détriment des Bacteroidetes qui sont important pour l’homéostasie pulmonaire.
 Le microbiote intestinal et le microbiote pulmonaire sont très liés.
Ce lien est souligné par la relation partenaire Yin-Yang du Gros Intestin et du Poumon en médecine chinoise. Les symptômes respiratoires sont fréquents dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et l’effet protecteur du microbiote digestif est reconnu dans les infections respiratoires.
Ces échanges entre les deux compartiments microbiens se feraient par voie directe ou indirecte. Soit le microbiote intestinal influencerait l’écosystème pulmonaire par ensemencement direct de bactéries d’origine intestinale au niveau pulmonaire, soit ce serait par la production de métabolites et/ou de molécules immunomodulatrices qui permettrait au microbiote intestinal d’avoir une action à distance de remplacement et de régulation des cellules sanguines (hématopoïèse) sur l’écosystème pulmonaire.
Ainsi toute dysbiose intestinale pourrait avoir des conséquences sur l’homéostasie pulmonaire. De ce fait, le maintien sain du microbiote digestif via la nutrition et les pré/probiotiques constitue un levier important sur la santé.
 Les mécanismes de défense respiratoire chez le cheval
Pour comprendre la physiopathologie des maladies non infectieuses comme l’asthme équin il faut comprendre les systèmes de protection du tractus respiratoire équin. 
Chaque jour, un cheval adulte inhale environ 100 000 litres d’air. Son appareil respiratoire doit filtrer une quantité considérable de particules, de poussières et de micro-organismes, c’est à dire différents agents, à la fois inertes et infectieux, susceptibles de pénétrer dans le poumon.
Les conditions d’environnement du cheval l’exposent plus ou moins sévèrement : en pâturant à l’extérieur, il respire un air contenant peu de particules nocives alors qu’en box ou lors d’un transport, il est plus exposé à l’inhalation de poussière organique contenant des particules d’origine végétale (allergènes : pollens, spores) et animale (agents infectieux : bactéries, virus), ainsi que des gaz toxiques.
Différents mécanismes protègent ses voies respiratoires. La taille des particules et l’état du système respiratoire conditionnent la capacité des aérosols à pénétrer en profondeur dans le tractus respiratoire et à accéder au poumon, de même qu’elle détermine la nature des mécanismes de défense.
Le dilemme pour les défenses immunitaires du cheval est de protéger le tractus respiratoire tout en permettant la diffusion des gaz respiratoires entre l’air et le sang (au travers de barrières de 2 cellules d’épaisseur) et de savoir maintenir une certaine tolérance vis-à-vis de nombreuses particules inhalées antigéniques certes, mais ne constituant pas une menace directe pour le poumon.
Ces mécanismes de défense respiratoires sont innés en partie et spécifiques à l’éducation immunitaire acquise au cours de la vie du cheval pour le reste.
 1. Les défenses innées
Elles agissent immédiatement pour éliminer les agents agresseurs de manière mécanique ou cellulaire, grâce à :
 - L&#039;escalateur muco-ciliaire : qui est le système primaire de nettoyage. Les particules inhalées sont filtrées par les cavités nasales via leurs sinus et volutes. Au fur et à mesure que le flux d’air de l’inspire diminue, les grosses particules se déposent sur les parois tandis que les plus petites particules atteignent les alvéoles où elles sont piégées dans la couche visqueuse du mucus recouvrant les voies respiratoires. Puis elles sont transportées le long des voies aériennes vers l’extérieur par les cellules ciliées. Du fait d’une moindre densité de ces dernières, le transport du mucus est plus lent dans les bronchioles que dans les voies respiratoires larges. La clairance muco-ciliaire est sous contrôle nerveux autonome. Le point critique de ce système est que son efficacité diminue si la tête du cheval est maintenue en hauteur, car la gravité aide à la clairance et l’accélération du système muco-ciliaire.
 - La toux : qui est un réflexe déclenché par des stimuli mécaniques (mucus, corps étrangers) ou inflammatoires. Bien qu&#039;efficace pour la trachée et les grosses bronches, elle l&#039;est moins pour les voies profondes. Chez le cheval &quot;poussif&quot;, ce réflexe devient hypersensible et auto-aggravant.
 - Les macrophages alvéolaires : qui constituent la première ligne de défense cellulaire dans les poumons. Ils phagocytent les particules et orchestrent la réponse immunitaire. Leur fonction est altérée par le stress (corticostéroïdes), la diminution en oxygène ou les virus. Cependant, leur activation libère des enzymes hydrolysant les protéines et des radicaux libres oxygénés qui peuvent endommager le tissu pulmonaire, contribuant ainsi à l’inflammation pulmonaire et, à ce titre, jouer un rôle dans la physiopathologie de l’asthme équin.
- la réponse inflammatoire : qui est pilotée par des médiateurs chimiques, les cytokines et les chémokines. Libérées par les macrophages et les cellules épithéliales, elles attirent les cellules inflammatoires (neutrophiles) sur le site de l&#039;agression et assurent la communication entre les différentes cellules du processus. Elles sont également impliquées dans le remodelage tissulaire cicatriciel du poumon. Toutes ces cellules jouent un rôle dans la cascade de l’inflammation pulmonaire. Le risque est un recrutement excessif de neutrophiles libérant des enzymes toxiques qui endommageraient le tissu pulmonaire lui-même.
 2. Les défenses immunitaires acquises
Elles impliquent le système immunitaire et une reconnaissance ciblée des agents pathogènes comme les bactéries avec la création d’une mémoire immunitaire permettant une protection prolongée contre des agressions futures par ces mêmes organismes grâce aux lymphocytes. Ces défenses spécifiques mettent plusieurs jours à devenir actives :
 - L’immunité mucosale : les muqueuses constituent une vaste surface d’échange et d’absorption, ce qui les rend vulnérables. Le système immunitaire mucosal doit être capable de distinguer les antigènes pathogènes des autres antigènes (nourriture, environnement, …). Il assure la protection des muqueuses grâce au tissu lymphoïde associé à la muqueuse bronchique qui produit principalement une immunoglobine, l’IgA sécrétoire, une protection essentielle contre les agents infectieux (viraux notamment).
 - Le rôle des Lymphocytes T-helpers : ils modulent et régulent la réponse immunitaire via la sécrétion de cytokines. Certaines hypothèses suggèrent que l’asthme équin sévère a une origine immuno-pathologique liée à un dérèglement de ces mécanismes.
Bien que le système respiratoire du cheval, grâce aux échanges gazeux maximaux qu’il permet, soit extrêmement performant pour l&#039;effort athlétique et qu’il rende les chevaux capables de performances extrêmes, il est vulnérable aux stress de la vie en écurie. Le dépassement de ses mécanismes de défense conduit à un rétrécissement des voies aériennes (bronchoconstriction) afin de prévenir l’entrée de nouveaux agents pathogènes et à une réponse inflammatoire perturbant gravement la fonction respiratoire et les performances de l&#039;animal.
 3. Vision de la médecine traditionnelle chinoise (MTC)
La médecine traditionnelle chinoise considère que la défense respiratoire repose sur deux formes d’énergie : l’énergie nourricière (Iong) et l’énergie défensive (Wei). Elles proviennent de la combinaison de l’énergie ancestrale avec l’énergie extraite de l’air par les Poumons et celle issue des aliments transformés par la Rate. Le Triple Réchauffeur assure la transformation et la distribution de ces essences dans tout le corps afin de nourrir les organes, les tissus et les méridiens, mais aussi de protéger l’organisme contre les agressions extérieures.
L’énergie défensive Wei circule à la surface du corps, hors des méridiens. Elle protège la peau, régule la transpiration, la température corporelle et participe aux défenses immunitaires. Sa formation résulte d’un processus de purification impliquant successivement l’Intestin grêle, le Gros Intestin, les Reins, la Vessie et le Foie. Au terme de ce processus, le Foie libère une énergie légère et mobile : le Wei Qi, qui circule jour et nuit dans tout l’organisme pour lutter contre les agressions externes et internes.
Les Poumons gouvernent la respiration et contrôlent la diffusion des souffles et des liquides. Reliés à la peau et aux poils, ils sont directement exposés aux facteurs pathogènes externes. Lorsqu’une énergie perverse pénètre par le nez, la bouche ou la peau, l’énergie défensive Wei Qi est perturbée : les Poumons ne diffusent plus correctement les souffles ni les liquides, ce qui entraîne accumulation de glaires, obstruction énergétique et apparition de la toux.
En MTC, les toux sont classées en deux catégories :

Toux d’atteinte externe : causées par des facteurs climatiques ou infectieux externes. Elles débutent brutalement, restent superficielles et guérissent généralement facilement. Mal soignées, elles peuvent toutefois évoluer vers une atteinte plus profonde.
Toux d’atteinte interne : liées à un déséquilibre des organes, principalement des Poumons, de la Rate, du Foie et des Reins. Elles apparaissent progressivement, deviennent souvent chroniques et récidivantes.

Trois grands mécanismes internes expliquent la toux :

Déficience de la Rate

La Rate ne transforme plus correctement les aliments et liquides, ce qui favorise la formation de glaires. Ces glaires montent vers les Poumons, perturbent la circulation du Qi et déclenchent la toux.

Feu du Foie attaquant les Poumons

Une suractivité du Foie génère de la chaleur qui envahit les Poumons, épaissit les sécrétions, assèche la gorge et bloque la descente normale du souffle.

Faiblesse des Poumons et des Reins

Des Poumons affaiblis ne diffusent plus correctement les souffles ni les liquides. Si les Reins ne retiennent plus le Qi, celui-ci remonte à contre-courant, provoquant toux, irritation et essoufflement. 
Les toux peuvent être sèches ou grasses, aiguës ou chroniques. Les formes aiguës et sèches touchent surtout les voies respiratoires supérieures, tandis que les toux grasses et chroniques traduisent une atteinte plus profonde des bronches et des Poumons. Le traitement vise d’abord à rétablir l’équilibre des organes :

Tonifier la Rate pour limiter la production de glaires ;
Nourrir les Poumons ;
Renforcer les Reins ;
Calmer le Feu du Foie.

Il faut également favoriser la circulation du Qi des Poumons, fluidifier les glaires et restaurer la bonne diffusion des souffles. L’hygiène de vie est essentielle : assurer une protection contre le froid et l’humidité, avoir une alimentation équilibrée, maintenir une activité physique adaptée et limiter les excès afin de renforcer durablement les capacités de défense de l’organisme.
 II. QUAND LES CHAMPIGNONS S&#039;EN MÊLENT
Les Champignons constituent l’une des six familles régnantes du vivant. Ce sont des organismes dont les cellules possèdent un noyau (eucaryotes) qui se nourrissent de matière organique préexistante par absorption de substances minérales dissoutes et se reproduisent par spores.
Trois modes de vie sont observables chez eux : soit ils vivent aux dépens de la matière organique en décomposition (saprophytisme), soit aux dépens d’autres êtres vivants (parasitisme), soit aux dépens d’un être vivant qui tire lui aussi un bénéfice de cette relation (symbiose).
Les champignons dits dermatophytes sont responsables de maladies cutanées, d’autres provoquent des infections oculaires, enfin certains d’entre eux sont des agents pathogènes de l’appareil respiratoire. Passons cela en revue.
Les dermatophytes et leurs teignes
De nombreux champignons sont présents sur la robe du cheval, d’abord les Dématiacées, des champignons pathogènes pour les végétaux qui peuvent devenir opportunistes sur le cheval s’ils trouvent une porte d’entrée comme une plaie ou un terrain favorisant. Cependant l’infection reste localisée.
D’autres comme les dermatophytes ont une affinité pour la kératine d’où leur attirance pour la peau, les poils, les crins et la corne ce qui en fait des champignons très présents en pathologie vétérinaire. Ils attaquent la kératine déposée par les animaux (poils, crins, corne…) sur le sol. Plusieurs espèces de dermatophytes provoquent la teigne, l’une des pathologies dermiques les plus courantes et contagieuse chez le cheval, avec des signes cliniques variables. Les dermatophytes pathogènes les plus souvent trouvés chez le cheval sont :
- Trichophyton equinum, le plus souvent rencontré, qui provoque une teigne sèche avec des squames fines, des lésions nombreuses, circulaires et alopéciantes ;
- Trichophyton mentagrophytes qui provoque une teigne humide constituée de lésions croûteuses de tailles variables, irrégulières. Elles sont inflammatoires et suppurées.
- Microsporum equinum qui provoque également une teigne sèche tondante où le poil est coupé à sa sortie du follicule. Les lésions sont peu nombreuses et il n’y a pas de prurit.
-  Microsporum gypseum qui provoque des lésions circulaires extensives où le poil donne l’impression d’être feutré. Sous la croûte on observe un ulcère à fond rouge. Ce champignon vit naturellement dans la terre et les matières organiques.
- Trichophyton verrucosum qui provoque une teigne très croûteuse dont les squames sont épaisses et adhérentes. Les lésions sont proches de celles provoquées par Trichophyton mentagrophytes mais en plus inflammatoires. Cette espèce est rarement rencontrée. 
L’hiver, l’immunité incomplète des jeunes chevaux, un mauvais état général, une antibiothérapie ou une corticothérapie sont des facteurs favorisants la colonisation de la peau des équidés. La transmission se fait de manière directe entre animaux et de manière indirecte par le matériel, les locaux ou le sol contaminé. Le traitement nécessite la désinfection complète de l’environnement (écuries, matériel, harnachement, vêtements) en plus du cheval lui-même. 
La kératomycose
Cette infection fongique grave de la cornée se produit après un traumatisme ou un traitement local d’antibiotique/corticoïde. Cette mycose oculaire est une urgence vétérinaire car la vision peut être compromise. Les signes sont une rougeur et une douleur de l’œil, une sensibilité excessive des yeux à la lumière, des écoulements, des ulcères cornéens.
Les pneumonies fongiques
Certaines espèces fongiques sont des pathogènes primaires du tissu pulmonaire, d’autres comme les Aspergillus, responsables de rhinites ou de sinusites équines ou les mucorales, sont des pathogènes opportunistes qui touchent surtout les chevaux immunodéprimés ou affaiblis. 
Chez le poulain, des champignons comme Pneumocystis, Candida, Mucorales ou Cryptococcus peuvent provoquer des pneumonies. Chez l’adulte, les principaux agents sont surtout Aspergillus fumigatus, mais aussi Mucorales, Histoplasma, Blastomyces ou Coccidioides. Ils sont responsables de diverses mycoses respiratoires chez les équidés :
a) La pneumocystose,b) Les aspergilloses,c) La rhinosporidiose,d) La conidiobolomycose.
Les signes cliniques globaux des mycoses respiratoires chez le cheval sont le jetage nasal, la dyspnée, la toux, des bruits respiratoires anormaux, la fièvre, l’amaigrissement, l’abattement et parfois une toux ramenant du sang en provenance des voies respiratoires.
Les facteurs favorisants sont l’exposition à des spores dans le foin ou la paille moisis, les locaux humides, les traitements antibiotiques prolongés, les maladies ou les traitements immunosuppresseurs. 
a) La pneumocystose
Elle est causée par un champignon du genre Pneumocystis jirovecii. Plutôt rare chez le cheval, elle est surtout observée chez les poulains ou les animaux immunodéprimés. Ce champignon agit principalement dans les alvéoles pulmonaires. Son infection provoque une pneumonie chronique pouvant évoluer vers une détresse respiratoire. Les signes cliniques à surveiller : dyspnée, tachypnée, amaigrissement, faiblesse, anorexie. 
b) Les principales aspergilloses équines
Les aspergilloses sont un ensemble d&#039;infections rares dues à des champignons du genre Aspergillus - on n’en dénombre pas moins de 300 espèces - dont la pathogénicité dépend énormément de facteurs favorisants. Les Aspergillus, surtout Aspergillus fumigatus, mais aussi Aspergillus flavus et Aspergillus niger sont les moisissures les plus fréquemment rencontrées dans l’environnement des écuries (foin, paille, poussières, céréales, ventilation). Dans les régions tempérées, c’est Aspergillus fumigatus qui prédomine notamment à la fin de l’été, en automne et en hiver.
Extrêmement répandu dans la nature, l’aspergillus ressemble à une fleur avec des étamines emplies de spores au lieu de pollen, lui permettant de coloniser et se reproduire. Il vit en saprophyte dans le sol mais à la faveur d’un courant d’air, les spores sont disséminées sur les murs, dans les climatisations, les habitations, les vêtements… Leurs substrats sont extrêmement divers. L’abondance des spores en suspension dans l’air rend leur inhalation abondante et quotidienne. La principale voie de pénétration dans l’organisme est donc respiratoire. Leurs spores, très petites, sont facilement inhalées jusqu’aux bronches et aux alvéoles pulmonaires. Elles ont la faculté de se développer à 37°C et de se multiplier très vite mais sont rarement pathogènes sur des individus sains. Opportunistes, toute baisse d’immunité favorise leur développement jusqu’au stade d’une maladie. Ils deviennent pathogènes lorsque les défenses immunitaires diminuent ou lors d’une inhalation massive de spores.
Les aspergillus possèdent :

un pouvoir infectieux : invasion des tissus avec lésions et hémorragies ;
un pouvoir allergisant : déclenchement d’hypersensibilités respiratoires et d’asthme. 

Aspergillose des poches gutturalesMaladie rare mais souvent grave et rapidement évolutive. Le champignon colonise les poches gutturales et peut éroder l’artère carotide ou les nerfs voisins.
Les signes possibles sont un saignement nasal souvent sévère, la déglutition difficile ou douloureuse (dysphagie), le jetage nasal, des troubles neurologiques et des bruits respiratoires anormaux. Le traitement principal est chirurgical (oblitération des artères atteintes).
Pneumonie aspergillaireRare et de mauvais pronostic. Elle survient surtout chez des chevaux très affaiblis, sous antibiotiques ou immunodéprimés. Elle est principalement causée par l’inhalation de spores d’Aspergillus fumigatus présentes dans le foin, la paille ou les poussières. Elle peut provoquer des lésions pulmonaires invasives, des hémorragies et parfois une toux ramenant du sang en provenance des voies respiratoires (hémoptysie).
Les symptômes sont peu spécifiques : fièvre, dyspnée, jetage, amaigrissement, abattement.
c) La rhinosporidiose
Cette maladie granulomateuse des muqueuses nasales est causée par Rhinosporidium seeberi, un microorganisme longtemps considéré comme un champignon, classé aujourd’hui parmi des organismes aquatiques unicellulaire.
Souvent chronique, la rhinosporidiose touche surtout les muqueuses et les cavités nasales, le nasopharynx, parfois les yeux ou les voies respiratoires supérieures. Elle provoque principalement des masses ou polypes rouges et friables dans les naseaux, des saignements de nez (épistaxis), un jetage, une gêne respiratoire si les lésions grossissent.
La contamination est associée à l’eau stagnante, aux milieux humides, à l’entrée du microorganisme par les muqueuses lésées.
d) La conidiobolomycose
C’est une mycose chronique des voies respiratoires supérieures, surtout nasales, rare, causée par des champignons du genre Conidiobolus. Ce champignon vit dans le sol, les végétaux en décomposition, les milieux chauds et humides.  La contamination se fait principalement par inhalation de spores ou par contact avec la muqueuse nasale. Elle se localise surtout dans les cavités nasales, les tissus du nez et du nasopharynx, parfois les sinus.  Elle reste plutôt une maladie des voies respiratoires supérieures.
Les signes cliniques sont : le jetage nasal chronique, l’obstruction nasale, le gonflement du chanfrein ou des tissus faciaux, des masses granulomateuses dans les naseaux, des difficultés respiratoires et parfois des saignements. Les lésions sont souvent épaisses, inflammatoires et granulomateuses.
Nous avons fait un tour des maladies mycosiques des voies respiratoires. Dans le prochain article, nous regardons  de près une pathologie qui n’est pas infectieuse mais des infections respiratoires antérieures pourraient la favoriser ou une exposition chronique à l’inhalation de poussière chargée de micro-organismes, notamment les spores d’Aspergillus, pourrait la déclencher : l’asthme équin.
Nous y présentons aussi les solutions naturelles pour prévenir les infections mycosiques et comment gérer les chevaux souffrant d&#039;asthme.
Suite de l&#039;article &amp;gt;&amp;gt;
 
Sources :Le microbiote pulmonaire, un enjeu récent en microbiologie médicale – Société Française de Microbiologie. Olivia Vong ; 10 juin 2020Aspects cliniques des pneumonies parasitaires et fongiques chez les équidés - Desjardins-Lavisse Isabelle, Guillot Jacques. In : Bulletin de l&#039;Académie Vétérinaire de France tome 159 n°1, 2006. pp. 67-76 ; doi : 10.4267/2042/47814.Physiopathologie de l’obstruction récurrente des voies respiratoires chez le cheval : étude bibliographique et actualités -DENYS, Marie - Université Paul-Sabatier de Toulouse, Décembre 2011 - Thèse d’exercice, Médecine Vétérinaire, ENVT, 2011, 129p.L’emphysème du cheval, comme modèle expérimental de l’emphysème humain - Morre Jean, par Mme Paule Doyard. In : Bulletin de l&#039;Académie Vétérinaire de France tome 131 n°1, 1978. pp. 49-52.Traitement de la toux en médecine chinoise - J.-C. DUBOIS (Canton). Cours d&#039;acupuncture (année 1980-81) et cours de médecine interne (1981-82) de l&#039;Institut de médecine chinoise de Canton.Étude de la flore fongique cutanée colonisant le cheval - Charlotte Catry. Sciences pharmaceutiques. 2015 ; ⟨dumas-01330906⟩.Approche comparée de l’asthme équin et félin, similitudes et différences avec l’asthme humain - Anna Saigot. Médecine vétérinaire et santé animale. 2020 ; (dumas-04826248).

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<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 10:56:53 +0000</pubDate>
<author>Admin E&P</author>
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<title><![CDATA[COMMENT AMÉLIORER L’IMMUNITÉ NATURELLE DE VOTRE CHEVAL]]></title>
<description><![CDATA[<img src="https://www.energetiqueplantes.com/upload/blockblog/comment-ameliorer-limmunite-naturelle-de-votre-cheval-390x390.jpg" title="COMMENT AMÉLIORER L’IMMUNITÉ NATURELLE DE VOTRE CHEVAL" alt="thumb" />L’immunité naturelle est la meilleure défense que votre cheval possède contre les maladies. Un cheval est quotidiennement exposé à des pathogènes divers — bactéries, virus, parasites, champignons — ainsi qu’à des facteurs de stress pouvant compromettre son équilibre immunitaire. Sa santé dépend de sa grande capacité à activer efficacement ses défenses naturelles contre les agents infectieux et les agressions de son environnement.
Si cela semble être une évidence de le dire, dans les faits c’est un objectif de plus en plus difficile à atteindre de nos jours. Il y a 50 ans il était facile pour un propriétaire équin d’entretenir la santé de son cheval car les symptomatiques chroniques n’avaient pas envahi la sphère équine comme nous le constatons aujourd’hui. Le développement de ces pathologies chroniques telles l’uvéite, l’emphysème, Cushing, Lyme ou encore le syndrome métabolique équin, les infections mycosiques et les sarcoïdoses pose la question de la capacité immunitaire et de la résilience des chevaux aujourd’hui qui semble baisser ou tout du moins batailler beaucoup plus qu’avant sous le poids d’une dégradation de la qualité environnementale et de choix économiques et sanitaires inadaptés. Des maladies réservées au grand âge apparaissent sur des chevaux de plus en plus jeunes. L’exemple le plus frappant est la maladie de Cushing qui touche des chevaux de 5 ans ! À nos yeux les causes de cette baisse de la capacité immunitaire du vivant sont dans les diverses pollutions crées par l’industrie des secteurs agroalimentaire, chimique et pharmaceutique et les diverses pollutions électromagnétiques ayant envahi les méridiens terrestres qui agissent comme des catalyseurs des déséquilibres organiques.
Dans ce contexte, renforcer l’immunité naturelle constitue un enjeu essentiel pour prévenir les maladies, améliorer le bien-être de son cheval et optimiser ses performances sportives ou de loisir.
La première immunité naturelle que va connaître un cheval est dite passive, quand les anticorps de la jument sont transmis au poulain par le placenta et le lait maternel (dont le primordial colostrum). À partir de là le poulain va solliciter et construire sa propre immunité naturelle, dite active, en se mettant en contact avec son environnement par la peau, par ce qu’il mange, boit et respire.
Essayons d’abord de comprendre l’immunité naturelle active du cheval où son organisme produit des anticorps en réponse à une exposition à un agent pathogène vivant.  Ce phénomène est le résultat d’interactions complexes entre l’immunité innée, une première ligne de défense, et l’immunité adaptative, capable de créer une mémoire immunitaire durable. Voyons ensemble comment ceci fonctionne et quelles solutions pratiques et saines nous avons à portée de main pour améliorer et soutenir l’immunité naturelle d’un cheval.
I/ LES BASES BIOLOGIQUES DE L’IMMUNITÉ ÉQUINE
La première ligne de défense immunitaire de votre cheval est l’immunité innée qui représente son système de défense le plus ancien et le plus immédiat. Elle repose sur des mécanismes à la fois rapides et globaux destinés à limiter la progression des agents infectieux avant que l’immunité adaptative ne prenne le relais. Ce sont :- Des barrières physiques externes et chimiques : la peau, les muqueuses respiratoires et digestives, ainsi que le mucus qu’elles sécrètent, constituent une première barrière protectrice. Elles empêchent l’intrusion des pathogènes ou les piègent avant leur entrée dans l’organisme. Les sécrétions gastriques acides et certaines enzymes salivaires contribuent également à la neutralisation précoce des micro-organismes. - Des cellules internes : qui détectent les pathogènes grâce à des récepteurs permettant l’identification des formes moléculaires courantes, ainsi :  - les neutrophiles, capables de phagocyter et de détruire rapidement les bactéries ; - les macrophages, présents dans les tissus, phagocytant les agents infectieux plus volumineux ; - les cellules NK, essentielles dans la lutte contre les cellules infectées par des virus ; - les cellules dendritiques, qui jouent le rôle du passeur d’information pour l’immunité adaptative. - La réponse inflammatoire : la mise en place d’une inflammation locale est un processus central de l’immunité innée. Elle permet d’augmenter l’afflux sanguin, d’attirer les cellules immunitaires et d’initier la neutralisation des agents infectieux. Chez le cheval, une réponse inflammatoire trop intense peut toutefois entraîner des dommages tissulaires (par ex. dans les voies respiratoires ou les yeux), ce qui souligne la nécessité d’un équilibre entre activation et résolution.
Il y a une deuxième ligne de défense qui prend le relais de l’immunité innée, c’est l’immunité adaptative qui produit des réponses ciblées contre chaque agent infectieux et constitue une mémoire immunitaire. Elle se met en place plus lentement (2 à 3 semaines) mais elle offre une protection durable et très spécifique. Ce sont :
- Les lymphocytes B et la production d’anticorps (immunité humorale) : les lymphocytes B génèrent des anticorps (dont les immunoglobulines G (IgG) qui sont prédominantes dans la circulation sanguine) permettant :
a) la neutralisation de virus et toxines,b) le processus de recouvrement des bactéries facilitant leur phagocytose (opsonisation),c) le déclenchement de l’ensemble de protéines immunitaires présentes dans le sang du cheval qui percent la membrane des microbes pour les détruire ou qui les marque afin qu’ils soient repérables par les lymphocytes. Cette activation du complément est l’un des premiers remparts qui agit rapidement contre les infections respiratoires et digestives, fréquentes chez le cheval.

- les lymphocytes T (immunité cellulaire) dont deux catégories principales sont essentielles : les lymphocytes T CD4+ (auxiliaires) qui coordonnent la réponse immunitaire et les lymphocytes T CD8+ (cytotoxiques) qui détruisent directement les cellules infectées.

- La mémoire immunitaire : après une infection ou une vaccination, certains lymphocytes B et T deviennent des cellules mémoire. Ces dernières réagiront beaucoup plus rapidement lors d’une réexposition à l’agent pathogène, garantissant une immunité durable.
Il n’y a pas que ces deux lignes de défense impliquées dans l’immunité mais aussi des organes et des tissus. Ainsi la rate, le thymus et les ganglions lymphatiques participent activement à la défense immunitaire de l’organisme. La rate filtre le sang et détruit les pathogènes circulants avec ses anticorps tout en contrôlant l’état des globules rouges ; le thymus (plus actif chez le jeune cheval) est essentiel pour la maturation des lymphocytes T. ; les ganglions eux, collectent et analysent les antigènes provenant des tissus périphériques.
Le foie, qui filtre le sang en provenance des intestins et de la rate pour faire le tri entre les déchets et les nutriments est continuellement exposé aux antigènes alimentaires, à ceux provenant de la flore intestinale, ainsi qu’à d’éventuels micro-organismes pathogènes. Il développe donc des mécanismes d’immunité particuliers pour protéger l&#039;organisme contre les agents pathogènes tout en maintenant un état de tolérance immunitaire envers les antigènes inoffensifs.
Enfin, le microbiote intestinal est un organe immunitaire à part entière qui participe à la maturation des cellules immunitaires, à l’équilibre entre tolérance et réaction immunitaire ainsi qu’à la compétition contre les pathogènes.
L’immunité équine a des particularités car le cheval présente des spécificités physiologiques importantes :

une sensibilité particulière aux déséquilibres inflammatoires,
une grande dépendance aux fibres et à la santé intestinale,
une forte réactivité au stress environnemental (transport, isolement, bruit),
une activité inflammatoire parfois exacerbée lors d’efforts sportifs intenses.

Ces singularités demandent une vision globale prenant en compte le stress environnemental, la nourriture et l’effort sportif pour optimiser l’immunité naturelle du cheval.
II/ LA NUTRITION ET L’IMMUNITÉ
Les vitamines sont indispensables à la croissance de tous les tissus du cheval, à la stimulation de son métabolisme et à la protection de son organisme. Attardons-nous sur le rôle fondamental de certaines vitamines et sur leur rôle dans la capacité immunitaire de l’organisme.
 La vitamine E : l’antioxydant majeur du cheval qui protège les membranes cellulaires contre le stress oxydatif, qui renforce l’activité phagocytaire des neutrophiles, qui améliore la réponse vaccinale, surtout chez les chevaux âgés.
Le foin perdant une grande partie de sa teneur en vitamine E après la récolte peut expliquer certaines carences observées chez les chevaux nourris exclusivement au foin.
La vitamine C : un soutien en période de stress car bien que le cheval synthétise naturellement la vitamine C, sa production diminue en cas de stress prolongé et ses besoins augmentent lors de maladie ou d’effort intense. De plus, elle contribue également à la régénération de la vitamine E oxydée pour la rendre à nouveau disponible pour l’organisme.
Certains minéraux sont essentiels à l’immunité. Ils interviennent comme constituants structurels, comme activateurs des réactions biologiques et comme régulateurs des échanges cellulaires :
Le sélénium agissant en synergie avec la vitamine E. Il est indispensable à l’activité de la glutathion-peroxydase qui protège les cellules en neutralisant les radicaux libres ainsi qu’à la bonne fonction des lymphocytes. Attention toutefois au risque de toxicité en cas de surdosage.
Le zinc et le cuivre interviennent dans la réparation tissulaire, la fonction enzymatique, la synthèse d’anticorps. Des carences fréquentes dans certains fourrages pauvres en minéraux peuvent réduire la résistance du cheval aux infections.
Les acides gras essentiels jouent un rôle fondamental car ils régulent le fond inflammatoire de l’organisme et sont des constituants majeurs des membranes cellulaires et des cellules nerveuses. Ils équilibrent la réaction organique entre inflammation et protection. Les régimes riches en céréales (oméga-6 élevés) peuvent favoriser un excès d’inflammation, déséquilibre compensable par une supplémentation en oméga-3.
Les oméga-3 sont reconnus pour réduire l’inflammation, soutenir la fluidité membranaire et moduler la réponse immunitaire. Ils sont indispensables pour équilibrer les oméga-6.
N’oublions pas que l’organisme utilise une vingtaine d’acides aminés pour se construire. Certains sont dits essentiels car l’organisme du cheval est incapable de les fabriquer en quantité suffisante aussi doivent-ils être apportés via l’alimentation. Les acides aminés s’associent en longues chaines pour former des protéines, essentielles à la construction des cellules et des molécules. Les protéines de bonne qualité fournissent les acides aminés nécessaires à la synthèse des immunoglobulines (anticorps) et au renouvellement des cellules immunitaires. Ainsi une ration pauvre en lysine ou en méthionine peut limiter la réponse immunitaire.
Enfin la qualité du fourrage est primordiale dans la santé immunitaire du cheval car la qualité du foin influence la teneur en vitamines et minéraux, la diversité des fibres indispensables au microbiote, l’équilibre général de la digestion et l’immunité associée. Un foin poussiéreux, moisi ou trop pauvre augmente le risque de carences, de dysbiose et de maladies respiratoires.
III/ LE MICROBIOTE INTESTINAL ET L’IMMUNITÉ
Le microbiote équin est composé de milliards de bactéries responsables de la fermentation des fibres, de la production d’acides gras volatils, source d’énergie et de la régulation immunitaire locale et systémique. En équilibre, cette flore limite la prolifération des pathogènes par compétition mais en dysbiose, son déséquilibre entraine une modification du Ph interne, des troubles digestifs (coliques, diarrhées), une inflammation chronique des tissus et des organes ainsi qu’une réduction de la résistance aux infections qui facilitent les maladies métaboliques.
Les facteurs en cause incluent l’excès d’amidon, le stress, les changements alimentaires brusques, les antibiotiques, les perturbateurs endocriniens, la pollution électromagnétique et les ondes telluriques perturbantes.
Le rôle des prébiotiques comme les fructo-oligosaccharides ou l’inuline, celui des probiotiques combiné à des fibres fonctionnelles sont primordiaux pour alimenter les bactéries bénéfiques du microbiome, apporter des micro-organismes vivants et produire des métabolites, véritables substances bioactives pour le fonctionnement de l’organisme. Ils renforcent la barrière intestinale et améliorent la réponse immunitaire. Le microbiote intestinal est un acteur de l’immunité incontournable (70 % du système immunitaire loge dans l’intestin), modulant non seulement la digestion, mais aussi l’immunité des muqueuses et de l&#039;ensemble des cellules et des organes qui défendent l&#039;organisme contre les infections.
Nous avons déjà publié un article extrêmement détaillé sur L’importance du microbiote et Comment l’améliorer aussi je ne vous invite à les consulter pour une information complète du sujet. 
IV/ FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX INFLUENÇANT L’IMMUNITÉ
Le premier facteur est le stress chronique. Ce dernier active le cortisol, une hormone qui inhibe la fonction immunitaire, augmente la sensibilité aux infections respiratoires et ralentit la cicatrisation.
Les sources majeures de stress incluent le transport, l’isolement, le surentraînement et le changement d’environnement. Nous vous invitons à lire notre étude sur Le stress chez le cheval pour approfondir la notion de stress.
Le logement et l’hygiène sont un deuxième facteur influençant l’immunité. Une mauvaise qualité de l’air (poussières, moisissures, ammoniaque, radon) diminue la fonction respiratoire et prédispose aux infections.
La qualité énergétique du lieu de vie a aussi son importance. L’énergie qui circule dans les réseaux telluriques peut grandement affecter les organismes des résidents du lieu, surtout quand ces derniers ne peuvent pas se déplacer à volonté, ce qui est le cas des chevaux stationnant en box. Ainsi un cheval bloqué sur un nœud tellurique Hartmann ou Curry néfaste verra son organisme s’affaiblir avec une difficulté à métaboliser, à digérer, à récupérer de l’effort vite et bien.
À l’inverse, dans une écurie de type Paddock Paradise, la stabilité du groupe social et l’accès au paddock améliorent significativement l’immunité.
L’exercice est un autre facteur à impact bénéfique ou négatif selon son intensité. Quand un exercice modéré améliore l’immunité, un exercice intense répété crée une immunosuppression transitoire. Ce déficit immunitaire laisse la part belle aux agents infectieux que sont les bactéries, les virus, les parasites et les champignons. Il est donc très important pour l’organisme du cheval d’avoir un temps de repos suffisant, une bonne hydratation saine et un plan d’entraînement progressif.
Enfin les soins préventifs avec la mise en place d’un cercle vertueux comprenant le podologue équin, le dentiste, l’ostéopathe, le nutritionniste, le praticien shiatsu, l’équi-coach, la communication animale et le vétérinaire permettent de détecter les changements négatifs du mental et du corps de manière précoce, d’élaborer une réponse bien-être adaptée au tempérament et aux besoins du cheval et d’éviter l’état pathologique. À ce titre le shiatsu est une des meilleures méthodes pour contrer les déséquilibres chroniques des méridiens énergétiques d’un organisme avant leur manifestation en pathologies.
V/ ACTIONS POUR RENFORCER L’IMMUNITÉ NATURELLE DE SON CHEVAL
La première des choses est d’établir une alimentation équilibrée et la plus naturelle possible (éviter les sous-produits agro-industriels, les concentrés, le sucre - la mélasse qui acidifie l’estomac - les additifs et les exhausteurs de goût) avec une supplémentation raisonnée et une gestion du stress. En d’autres termes le cheval doit avoir un fourrage de haute qualité, une ration minéralisée complète avec un apport en oméga-3, des prébiotiques et une limitation des excès d’amidon et pas de blé. En fonction de son activité et de son état (efforts intense, gestation, croissance), un apport en vitamine E + sélénium, zinc + cuivre et des probiotiques est nécessaire. Une telle alimentation réduit les effets délétères du stress, stabilise le microbiote et soutient l’immunité. La routine du cheval doit être stable en évitant les changements brusques, il doit pouvoir profiter d’un compagnonnage social ainsi qu’un enrichissement de son milieu par le jeu et la réflexion car les chevaux étant des animaux grégaires, vivre seul est un stress chronique délétère pour leur immunité.
Ensuite l’hygiène de son lieu de vie passe par une ventilation correcte car un air chargé en ammoniaque affaiblit les défenses respiratoires ; une litière saine sans poussière prévient les infections respiratoires ; un fourrage peu poussiéreux en filet slow-feeding diminue l’ennui, le goinfrage et améliore la motricité intestinale tandis qu’un accès au paddock tous les jours stimule l’immunité, améliore la digestion et réduit l’inflammation chronique. L’utilisation de micro-organismes activés pulvérisés dans les écuries, les box, les zones de stabulation et sur le foin assainit l’air et le sol, stoppe les poussières et réduit la charge bactérienne et fongique du lieu. Des céramiques à base de micro-organismes efficaces et des filtres à charbon installés dans les abreuvoirs et les bacs à eau permettent d’améliorer l’eau à boire.
Si le cheval est en box la majorité de son temps, une vérification de l’équilibre énergétique cosmo-tellurique de sa zone de stabulation par un géobiologue est vivement conseillée. Il saura corriger sa zone de stabulation ou vous indiquer le meilleur emplacement dans le pré pour y mettre l’abri du cheval de manière à soutenir au mieux son énergie vitale.
Son travail doit le stimuler avec des séances variées et des sorties en extérieur pour favoriser son bien-être et éviter la monotonie mentale, ceci sans l’épuiser car le surentraînement effondre l’immunité. Il doit donc avoir une alternance étudiée entre travail et période de récupération mentale et physique, prioritaire en période de stress ou de maladie durant lesquelles on évite l’exercice intense.
Enfin le cercle vertueux préventif organisant un thérapeute énergéticien en plus du vétérinaire est un minimum. La lecture des déséquilibres énergétiques du cheval viendra éclairer et compléter le diagnostic vétérinaire et même, souvent, permettra la diminution de l’usage médicamenteux, de nombreux symptômes pathologiques pouvant être résolus en rééquilibrant les systèmes énergétiques du corps.
VI/ QUEL SOUTIEN POUR QUEL CHEVAL ?
Individuer les soins selon l’âge et le profil pour un soutien immunitaire spécifique permet de prévenir les fragilités de chacun :
Le cheval senior de 20 ans et + a besoin de préserver sa masse musculaire (Synergie Cheval d’âge) et d’avoir son immunité soutenue (Soin Hivernal). Il faut protéger sa digestion (Spécial Tube Digestif) et limiter ses états inflammatoires (Synergie Soutien à l’effort ou Spéciale Locomotion, ou Harpa Chondro pour les grandes douleurs articulaires).
Le cheval de sport (Phyto sport) a besoin d’optimiser sa résilience naturelle (Phyto force) pour faire face à l’entraînement, le stress des compétitions et du transport (Anti-stress). Des apports enrichis en Vitamine E, en sélénium, cuivre et zinc et des Oméga-3 ainsi que des phases de récupération (calme, repos, jeux, liens sociaux) sont indispensables.
Le cheval anxieux / hyper-réactif a besoin de réduire son stress chronique (Anti-stress ou Estomac et Stress), de restaurer son immunité (Composé immunitaire &amp;amp; remise en état) et de stabiliser son microbiote (Pack Phyto-microbiote). Il convient de lui donner des apports enrichis en magnésium, en zinc et des Oméga-3 mais aussi d’éliminer les aliments riches en amidon qui sont un facteur d’excitation. Pour garder son immunité, ce cheval a besoin de stabilité et de vie sociale, une vie en groupe lui est bénéfique et il faut surveiller son microbiote.
Le cheval vivant au pré toute l’année a besoin de maximiser son immunité naturelle (Cure d’été, d’automne, d’hiver, de printemps), il faut surveiller son parasitisme, éviter les changements alimentaires brusques (Synergie fourbure) et lui donner une cure de prébiotiques à la fin de l’été et en sortie d’hiver (Phyto-microbiote). Il lui faut un complément CMV quotidien qui privilégie zinc, cuivre, sélénium et vitamine E.Dans tous les cas il s’agit d’éviter :
- La mauvaise qualité de l’air (poussières/foin/paille).- Trop d’amidon dans la ration.- Le manque de fibre ou des pauses alimentaires au-delà de 4h00.- Le stress chronique non géré (isolement, transport, entraînement).- La vie sans mouvement (box prolongé).
La liste des erreurs qui affaiblissent l’immunité du cheval est longue :
- Oublier la complémentation minérale ce qui abaisse des défenses de l’organisme. - Faire des changements alimentaires brusques qui entraînent des dysbioses provoquant diarrhées, coliques et baisse de l’immunité.- Sur-supplémenter sans contrôle qui est un risque de toxicité (sélénium, fer), de confusion métabolique et d’interactions négatives dans la biochimie de l’organisme.- Donner des antibiotiques sans soutien du microbiote et des vaccins sans gestion des adjuvants ce qui engendre l’effondrement des bonnes bactéries qui participent à l’immunité et aggrave l’entropie du métabolisme du cheval.- Sous-estimer les signes digestifs anormaux comme la diarrhée légère, les crottins mous, les gaz intestinaux fréquents qui indiquent souvent un microbiote fragilisé et une immunité à risque.- Offrir un environnement social pauvre au cheval (seul au pré ou peu de contacts avec ses congénères) qui provoque l’un des facteurs les plus immunosuppresseurs : le stress- le manque de mouvement quotidien qui ralentit la digestion, la circulation lymphatique et augmente le stress.- Des routines instables car les chevaux sont très sensibles aux changements d’environnement qui augmente leur stress.- Les transports fréquents sans préparation et période de repos avant et après qui favorisent une chute immunitaire durant 24–72h.- Les conflits sociaux non gérés dans les prés/paddocks entraînent un stress violent facteur d’une immunosuppression rapide.- Le travail trop difficile ou intensif trop tôt qui crée une fatigue chronique.- Le manque d’échauffement et la récupération insuffisante après le travail qui créent de l’inflammation musculaire et du stress métabolique.- Le surentraînement non compensé par de la récupération qui abaisse l’immunité.- Le manque d’alternance des séances de travail qui génèrent la monotonie provoquant un stress mental.
Une baisse immunitaire commence souvent par des signaux discrets comme un changement de comportement, une diminution de l’appétit, des crottins anormaux, une respiration différente, une raideur ou boiterie nouvelle, un stress visible. Surveiller les fragilités majeures du cheval (dents, arthrose, microbiote, parasitose) et connaître ses besoins spécifiques (carences chroniques, surpoids, anxiété) sont un bon moyen d’identifier l’état de son immunité saisonnière. Une check-list quotidienne ou hebdomadaire peut vous aider :
Son comportement général☐ Vitalité normale (pas apathique)☐ Interaction normale avec le troupeau / humains☐ Réactivité cohérente (pas trop vive ni trop molle)Son appétit et son alimentation☐ Mange normalement☐ Boit normalement☐ Foin propre et accessible (pas poussiéreux)☐ A reçu ses compléments alimentaire (si pension)Ses crottins☐ Consistance normale (pas trop mous ni secs)☐ Aucun changement d’odeur ou de couleur☐ Pas de mucus, pas de fibres longues non digéréesSa respiration☐ Fréquence respiratoire normale au repos☐ Aucun effort respiratoire visible☐ Pas de jetage, pas de toux suspecteSa mobilité☐ Marche fluide☐ Pas de raideur anormale☐ Pas de boiterie ni chaleur dans les membresSes signes de stress☐ Pas de signes d’anxiété (grattage, agitation, isolement)☐ Conditions sociales stables☐ Environnement calmeSon environnement☐ Box/paddock propre☐ Air non poussiéreux☐ Eau propre et disponible
Le développement de l’immunité naturelle du cheval repose sur une approche globale intégrant la nutrition, le microbiote, l’environnement et une gestion quotidienne. En adoptant un suivi personnalisé de son énergie vitale, il est possible de renforcer durablement la capacité du cheval à se défendre contre les agressions, améliorant ainsi sa santé, son bien-être et sa performance.]]></description>
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<pubDate>Sat, 24 Jan 2026 13:00:16 +0000</pubDate>
<author>Admin E&P</author>
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<title><![CDATA[Quelle synergie pour les intestins de votre cheval ?]]></title>
<description><![CDATA[<img src="https://www.energetiqueplantes.com/upload/blockblog/quelle-synergie-pour-les-intestins-de-votre-cheval--390x390.jpg" title="Quelle synergie pour les intestins de votre cheval ?" alt="thumb" />Les troubles digestifs chez le cheval
Le système digestif du cheval est à la fois complexe et fragile. Conçu pour recevoir de petites quantités de fibres en continu par le pâturage naturel, il est souvent mis à l’épreuve par les conditions de vie modernes : box, alimentation à heure fixe en concentré, stress lié au transport ou au travail.
Cette sensibilité intestinale se traduit par une variété de troubles digestifs divers qui peuvent devenir fréquents ou chroniques quand un déséquilibre énergétique ou organique s’installe :

Coliques : douleurs abdominales dues à des spasmes, des fermentations excessives ou un ralentissement du transit. Elles sont une cause majeure d’urgence vétérinaire.
Diarrhée et crottins mous : conséquence d’irritations intestinales, de déséquilibres du microbiote ou de stress alimentaire.
Déséquilibre du microbiote : la flore intestinale peut être fragilisée après un traitement antibiotique, une diarrhée, ou encore une transition alimentaire trop rapide.
Ulcères gastriques et hyperacidité : fréquents chez les chevaux de sport ou soumis au stress, ils se manifestent par une perte d’appétit, des défenses au travail, un amaigrissement ou une irritabilité.
Troubles mixtes : certains chevaux présentent à la fois des douleurs intestinales et des brûlures gastriques, compliquant la prise en charge.

L’approche classique repose sur un suivi vétérinaire et une gestion adaptée de l’alimentation (fibres de qualité, distribution fractionnée, limitation des céréales, accès au fourrage).
En complément, l’utilisation de synergies de plantes offre un soutien naturel ciblé très efficace et permet de limiter la médicamentation. Nos formules associent différentes plantes pour agir de manière complémentaire : soulager les spasmes et les douleurs, réguler le transit, protéger et cicatriser la muqueuse digestive, rééquilibrer la flore intestinale, réduire l’excès d’acidité gastrique.
Chez Énergétique &amp;amp; Plantes nous avons beaucoup de synergies spécialisées dans divers troubles intestinaux. Chaque synergie a ainsi un objectif précis, adapté au type de trouble rencontré. Le but est de choisir la plus adaptée en fonction des symptômes et du profil de votre cheval mais c’est parfois difficile pour vous de vous y retrouver.
Voici donc pour vous aider une synthèse pratique des synergies de plantes que nous proposons pour soutenir le système intestinal du cheval — avec des repères pour vous aider à choisir le bon produit selon la situation. Si la tâche vous semble complexe, contactez-nous pour profiter de nos conseils en phytothérapie, nous verrons ensemble quelle synergie est la plus adaptée au cas de votre cheval.
Principes de synergie : comment les plantes agissent ensemble
Quand nous parlons de “synergie” en phytothérapie équine, cela signifie que plusieurs plantes sont combinées pour couvrir différents mécanismes physiologiques, afin d’obtenir un effet plus équilibré et complet que si une plante unique était utilisée.
Voici quelques principes de fonctionnement qu’on peut retrouver implicitement dans ces formules :
1. Action complémentaire sur les symptômes et sur les causes
Certaines plantes soulagent les symptômes (spasmes, crampes, douleur) quand d’autres agissent sur la cause (inflammation, perméabilité intestinale, déséquilibre du microbiote) ou encore, soutiennent les muqueuses digestives pour favoriser la réparation tissulaire.
2. Effets modulateurs de la flore intestinale
Avec des plantes à effets prébiotiques (substrat favorisant les bactéries bénéfiques) ayant une activité antimicrobienne douce pour limiter les germes indésirables pour améliorer la flore. Avec l’utilisation de probiotiques pour réensemencer la flore intestinale.
3. Action anti-inflammatoire / cicatrisante
Utilisation de plantes qui diminuent l’inflammation gastrique ou intestinale ainsi que des plantes cicatrisantes pour les muqueuses, permettant la reconstitution de la barrière digestive.
4. Régulation de l’acidité / protection de la muqueuse gastrique
Usage de plantes tamponnant l’acidité ou aidant à neutraliser les sucs gastriques ainsi que des plantes formant une “barrière” protectrice par leur propriétés visqueuses ou stimulant le mucilage des muqueuses digestives.
5. Tonification du transit et égalisation motrice
Action de plantes stimulant ou modulant le péristaltisme intestinal, pour éviter la stase ou l’hyperactivité. Nos synergies de plantes médicinales et aromatiques sont étudiées pour couvrir les besoins du terrain intestinal et gastrique : calmer les spasmes, réparer, moduler la flore, protéger la muqueuse, tout en respectant l’équilibre digestif naturel.
Avant d’entrer dans les différents produits, voici les grandes fonctions recherchées dans une synergie intestinale pour équidés :




Fonction
Mécanisme recherché
Indications


Régulation du transit(stase ou diarrhée)
Stimuler le péristaltisme, moduler le fonctionnement intestinal.
Constipation, ralentissement digestif, risques de coliques.


Réduction des fermentations excessives production de gaz
Effet carminatif, action antiseptique, régulatrice de la flore.
Ballonnements, excès de fermentation, flatulences.


Apaisement / cicatrisation de la muqueuse intestinale
Action filmogène hydratante et adoucissante, anti-inflammatoire, protectrice de la muqueuse.
Irritations, diarrhée, muqueuse sensibilisée.


Restauration / maintien du microbiote intestinal
Assainir la flore bactérienne et nourrir les bonnes familles microbiennes.
Après colique, traitement antibiotique, déséquilibre microbiote.


Détoxification / assainissement intestinal
Nettoyage, plantes drainantes, antiseptiques et assainissantes.
Excès toxiques, surcharge fermentaire, nettoyage métabolique.




Trouver la bonne synergie
Voici un quiz pratique pour vous diriger dans la bonne direction. Répondez aux questions dans l’ordre et suivez le chemin jusqu’à la synergie adaptée.
1. Le cheval a-t-il de la diarrhée (selles liquides, crottins mous, séparation eau/crottins) ?    ✅ Oui →
o    Épisode aigu (selles très liquides, fréquentes) → Synergie spéciale Diarrhéeo    Après amélioration → relais avec Phyto Microbiote pour stabiliser la flore
    ❌ Non → passer à la question suivante2. Le cheval présente-t-il des coliques légères / spasmes intestinaux (douleurs, ventre qui gargouille, inconfort, gaz, ballonnement) ?    ✅ Oui → Synergie spéciale Intestins    ❌ Non → passer à la question suivante3. Le cheval a-t-il du mal à assimiler sa nourriture et du mal à garder son état ?    ✅ Oui → Synergie Tube digestif    ❌ Non → passer à la question suivante4. Le cheval souffre-t-il de porosité ou de malabsorption intestinale ?    ✅ Oui →
o    Épisode aigu (selles très liquides, fréquentes) → Pack Phyto Microbiote + Nettoyage intestinal (décrassage et réparation des muqueuses puis réensemencement et stabilisation de la flore intestinale).o    Après amélioration → relais avec Tube digestif
    ❌ Non → passer à la question suivante5. Le cheval a-t-il des signes d’ulcères gastriques ou d’hyperacidité ?(Signes typiques : bâillements, perte d’appétit, grincement des dents, tic à l’appui, perte d’état, cheval nerveux au travail, refus d’avancer, amaigrissement inexpliqué)    ✅ Oui →
o    Cheval en état correct → Synergie Estomaco    Cheval stressé → Synergie Estomac et Stresso    Cheval amaigri, faible, convalescent → Synergie Estomac + Spiruline
    ❌ Non → passer à la question suivante6. Le cheval présente-t-il des troubles digestifs mixtes (gaz et ballonnement + ulcères, coliques + reflux, inconfort global digestif) ?    ✅ Oui → Composé Estomac &amp;amp; Intestins    ❌ Non → passer à la question suivante7. Le cheval a-t-il eu un déséquilibre du microbiote (suite à antibiotiques, diarrhées chroniques, changement alimentaire, stress) ?    ✅ Oui → Synergie Phyto Microbiote    ❌ Non → surveillance uniquement et si antécédents de fragilité intestinale et digestive → Synergie Intestins en entretien.
Résumons :

Mon cheval a la diarrhée → Spéciale Diarrhée, puis Phyto Microbiote en relais.
   
Mon cheval a souvent des coliques légères → Spéciale Intestins.
Mon cheval a un ulcère confirmé par le véto → Synergie Estomac (ou Estomac + Spiruline s’il est amaigri, Estomac et Stress s’il est très émotionnel).
Mon cheval a à la fois des coliques récurrentes + reflux gastriques → Composé Estomac &amp;amp; Intestins.
Après un traitement antibiotique → Phyto Microbiote.

Les co-facteurs de la réussite :

    Antécédents de l’animal : ulcères connus, coliques antérieures, traitements médicaux récents.
    Type de symptôme dominant : diarrhée, spasmes, douleurs, perte d’appétit, coliques.
    Alimentation : fourrage de qualité, distribution de fibres, proportion de concentrés.
    Durée de l’utilisation : certaines synergies peuvent être utilisées à court terme (crise) ou en en prévention.
    Interactions / précautions : certaines plantes peuvent avoir des interactions ou effets secondaires (par exemple, en cas de traitement médical vétérinaire, ou avec d’autres compléments, en cas de gestation ou d’allaitement – nous contacter.).
    Observation de la réponse : noter l’évolution des selles, l’appétit, le comportement, pour ajuster le dosage ou modifier la synergie si nécessaire.

Voici ci-dessous un tableau récapitulatif et comparatif de nos synergies de plantes pour la sphère intestinale afin de vous aider à identifier la bonne pour votre cheval. En cas de symptômes combinés correspondant à différentes synergies de plantes, veuillez-nous consultez directement.



Nom de la synergie
Symptômes et usage
Effets recherchés
Fonctions des plantes


Synergie spéciale intestins
Troubles intestinaux généraux (douleurs, spasmes) sans diarrhée aiguë.Irritations ou muqueuses sensibles.Ballonnements / gaz excessifs.Colique préventive (transit lent).
Carminatif, réduction des fermentations.Drainage, assainissement digestif.Stimuler le transit intestinal.
Action antispasmodique calmant les contractions douloureuses.Régulation du transit, limite la fermentation excessive.Soulage les crampes intestinales.


Composé Foie et Intestins
Transit intestinal lent avec troubles hépatiques.
Accélération de la digestion et de l’assimilation.
Stimule la digestion.Tonifie le transit intestinal.



Synergie spéciale diarrhée

Synergie Foie et Diarrhée


Diarrhées aiguës ou formes moins prononcées (crotins mous).

Quand l’origine de la diarrhée est hépatique


Réduction de l&#039;humidité, apaisement.
Détoxification du foie.Action astringente sur les intestins.


Action astringente qui resserre les muqueuses intestinales.Anti-inflammatoire qui calme l’irritation intestinale.

Régule l’excès de transit.Drainage hépatique



Synergie EstomacSynergie Estomac + SpirulineSynergie Estomac et Stress
Brûlures gastriques, hyperacidité, ulcères, remontées acides.Ulcères et amaigrissement.Quand la source des douleurs stomacales est liée au stress.
Apaisement des muqueuses digestives, cicatrisation.Reprise d’état et de masse musculaire.Apaisement mental et émotionnel.

Plantes cicatrisantes de la muqueuse gastrique, régulatrices de l’acidité, anti-inflammatoires.Protège la muqueuse de l’estomac (plantes mucilagineuses).Protège &amp;amp; répare l’estomac.Apporte protéines, minéraux, antioxydants.Soutien général de la vitalité et de la masse musculaire.Favorise la décontraction physique et psychique.Apaise les états nerveux, l&#039;hystérie, les palpitations et l&#039;impatience, l&#039;anxiété, l&#039;inquiétude et l&#039;angoisse.




Composé Estomac et Intestins
Problématique combinée (estomac + intestin).
Apaisement gastrique et soutien du transit.

Couvre à la fois estomac &amp;amp; intestins.
Antispasmodique + protecteur gastrique.Réduit fermentations et inconfort global.



Composé Estomac et Foie
Digestion lourde avec troubles hépatiques.
Accélération de la digestion et de l’assimilation
Confort gastrique + protecteur hépatique.


Composé Tube Digestif
Excès de toxines / fermentations.

Assimilation et reprise d&#039;état.
Absorption intestinale.

Favorise le transit des intestins.Améliore l&#039;absorption des nutriments.Redonne de l&#039;état aux chevaux maigreux.


Synergie Phyto Microbiote
Soutien, entretien du microbiote intestinal.Flore intestinale déséquilibrée.Dysbiose intestinale.
Restauration du microbiote intestinal.
Apport de substrats / nourriture favorable à la flore intestinale.Restaure l’équilibre de la flore intestinale.Apport de prébiotiques &amp;amp; probiotiques.Favorise une digestion plus stable et l’absorption des nutriments.


Pack Phyto Microbiote + Nettoyage intestinal
Porosité intestinale.Dysbioses intestinales chroniques.Inflammations intestinales.
Décrassage du tube intestinal.Évacuation des métaux lourds.
Remise en état de la barrière intestinale.



 
 
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<link>https://www.energetiqueplantes.com/blog/p-quelle-synergie-pour-les-intestins-de-votre-cheval-</link>
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<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 18:01:13 +0000</pubDate>
<author>Admin E&P</author>
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<title><![CDATA[LA RELATION ÉNERGÉTIQUE DANS LE COUPLE CAVALIER/CHEVAL (3)]]></title>
<description><![CDATA[<img src="https://www.energetiqueplantes.com/upload/blockblog/la-relation-energetique-dans-le-couple-cavaliercheval-390x390.jpg" title="LA RELATION ÉNERGÉTIQUE DANS LE COUPLE CAVALIER/CHEVAL (3)" alt="thumb" />Dans les deux articles précédents (1, 2), nous avons plongé dans la métaphysique et la physique quantique afin d’y trouver les connaissances qui nous permettront la compréhension de l’échange énergétique entre le cavalier et son cheval selon le point de vue de la Médecine traditionnelle Chinoise. Ce dernier article de ce dossier aborde les tempéraments ainsi que les constitutions physiques et leur accordance entre le cheval et son cavalier.
L’homme et le cheval sont des êtres électromagnétiques. Cette force intérieure influence le cours de nos émotions, notre chair et le monde extérieur. À cause de l’atome qui engendre une « polarisation » ou une « dépolarisation » cellulaire, les quelque dix mille milliards de cellules vivantes qui nous composent abritent une activité électrique constante et intense.
Le rayonnement thermique du corps humain émet de l’énergie électromagnétique à des fréquences allant jusqu’à 300 gigahertz (jusqu’aux frontières de l’infrarouge). Nous sommes une batterie, un générateur d’énergie. Notre propre activité biologique issue du cerveau, du cœur, des organes et des muscles émettent des champs électriques et magnétiques.
Nous évoluons parmi les ondes générées par ce qui nous entoure et provenant aussi de nous-même. Nous sommes plongés dans un bain d’ondes en permanence qui nous influence et que nous influençons. Nous sommes en interaction constante avec elles.
Par ailleurs, notre onde est unique. Elle s’exprime sur une fréquence unique qui est une véritable signature. Il n’y en a pas deux comme nous et c’est ce qui fait, entre autres, que les atomes de notre corps se reconnaissent et restent accrochés ensemble. Autrement ils iraient se balader à droite et à gauche et nous perdrions notre forme.
À notre mort, cette force unificatrice cesse et nos atomes commencent à se décrocher pour former d’autres molécules. C’est la décomposition de la matière et par conséquent de la forme.
De notre vivant nous échangeons sous forme d’ondes électromagnétiques nos émotions et nos ressentis avec ceux qui nous entourent et avec l’univers. Votre cheval va vous bénir s’il réalise que vous avez enfin compris sa manière de communiquer ! Il n’attend que cela : pouvoir échanger ses ressentis avec vous.
Revenons encore à la Physique quantique. Elle explique que nous sommes à la fois une onde et une particule. La théorie de la relativité d’Einstein a permis la compréhension de ce phénomène qui fut démontré par Niels Borh, un physicien danois du XIXème. La combinaison de la notion que toute chose est à la fois onde et particule avec la notion que tout mouvement est en fonction d’un référent a permis de comprendre que l’expérience change selon celui qui la regarde. Ceci crée de multiples réalités : la vôtre que vous expérimentez chaque jour, celle de votre voisin, celle de votre cheval, …
Tout ce que vous vivez dans votre champ d’expérience est vrai. Oui vraiment vrai ! Mais votre croyance concernant votre réalité est parfois fausse selon le point de vue (=son expérience) de votre voisin ou de votre cheval.
Ceci vous explique pourquoi il n’y a pas de vérité unique : tout le monde a raison dans sa propre expérience mais personne de manière absolue selon un point de vue extérieur à votre champ expérimental. D’où la difficulté relationnelle de vivre avec les autres. Il n’y a pas de vérité unique mais des vérités relatives à une expérience.
Vous êtes donc de l’énergie et de la matière ! Les corps vivants sont un système unique qui vit en cohérence. Ils reçoivent de l’extérieur des énergies et des informations et en retour, ils envoient de l’information, fabriquent et dissipent de l’énergie et de la matière.
Regardons notre environnement, la société dans laquelle nous vivons actuellement : honnêtement la paix et la santé ne règnent pas sur Terre, c’est même plutôt l’inverse avec des maladies dites de civilisation qui se développent toujours plus, dans chaque pays, à l’échelle de la planète. Il y a des « mal-aises » et des « mal-être » partout.
Tout cela est une seule et même chose issue de la dualité Yin/Yang : de l’information sous forme d’onde qui se condense et matérialise les fréquences de notre monde intérieur vers l’univers extérieur. L’univers fonctionne comme le reflet de nous-même.
 Quand les Cinq Éléments s&#039;expriment à travers nous
Nos émotions créent notre état d’être. Celui-ci contient des images et des ressentis ayant une polarité attractive ou répulsive. Le cheval est un lecteur vivant de ceux-ci. Il réagit à ce que nous rayonnons. Il devient notre miroir en réfléchissant par son attitude et son comportement ce qui émane de nous.
En médecine chinoise, ce qui émane de nous est le jeu perpétuel du Yin et du Yang qui s’exprime à travers notre essence et notre forme, façonnant, transformant et développant toutes les substances et les phénomènes naturels, formant les tempéraments et les constitutions physiques des êtres vivants ainsi que la matière de toute chose. Dans le ciel, la transformation dynamique du Yin et du Yang manifeste 6 énergies climatiques : le vent, la chaleur, la tiédeur, la sécheresse, le froid et l’humidité.
Sur terre, la force Yin et de la force Yang s’expriment en cinq substances : le Bois, le Feu, la Terre, le Métal et l’Eau.
Aussi toute chose matérielle est faite de ces Cinq Éléments assujettis à la dualité harmonieuse Yin/Yang. Les changements dynamiques qui en découlent décrivent un cycle de cinq états ou mouvements par lesquels passe toutes les manifestations concrètes de la nature et qui dessinent l’évolution des choses, les directions, le cycle circadien, les saisons et les propriétés des corps physiques.
L’énergie Yin de la Terre et celle Yang du ciel circulent dans le champ quantique énergie/lumière, chacune dans une trame (horizontale pour le Yin, verticale pour le Yang) qui s’entrecroisent et dessinent des flux énergétiques appelés « méridiens » diffusant l’énergie en provenance de la terre et celle venant du ciel. Ces méridiens sillonnent le champ éthérique de la planète Terre et notre corps éthérique.
Par leur nature Yin ou Yang, ils façonnent notre forme d’expression physique et psychologique selon notre prédominance dans un ou plusieurs des Cinq Éléments. Combinés à notre ADN, ils font de chacun d’entre nous une expression de vie unique qui obéit aux lois régissant les cinq éléments ou mouvements.
Ce cycle des cinq mouvements ne se fait pas de manière anarchique mais obéit à des rapports d’engendrement et de limitation réciproques qui forment une loi de régulation et de transformation :
Dans la relation Yin Mère nourrissante, le BOIS stimule le FEU qui fertilise la TERRE qui métabolise le MÉTAL qui enrichit l’EAU qui nourrit le BOIS.
Dans la relation Yang Père dominateur, le BOIS retient la TERRE qui endigue l’EAU qui éteint le FEU qui fond le MÉTAL qui coupe le BOIS.
Ce cycle est immuable et sans fin. Il en découle un équilibre harmonieux et un épanouissement de l’énergie à travers la matière qui se traduit par une auto-régulation :
Le BOIS retient la TERRE qui nourrit le MÉTAL qui coupe le BOIS et limite son invasion.
Le FEU fond le MÉTAL qui enrichit l’EAU qui éteint le FEU s’il s’emballe
La TERRE endigue l’EAU qui nourrit le BOIS qui stimule le FEU qui fond le MÉTAL s’il cesse d’être malléable.
L’EAU éteint le FEU qui fertilise la TERRE qui endigue l’EAU si elle déborde.
Parce que le Yin contient le principe du Yang et le Yang contient le principe du Yin, il existe une relation d’équilibre entre les éléments. Elle s’exprime dans un mouvement d’engendrement et un mouvement de contrôle qui maintiennent l’équilibre en toutes choses et crée l’harmonie.
Lorsque ce cycle se bloque, nous parlons alors de « déséquilibre énergétique ». Cela signifie que l’un des Cinq Éléments présente un excès que le processus de contrôle n’arrive plus à réguler. L’harmonie des 5 mouvements est rompue et le désordre apparaît. Cette situation s’appelle alors CONQUÊTE (profiter de la faiblesse d’autrui pour l’envahir) ou OUTRAGE RÉCIPROQUE (malmener, brutaliser, brimer).
Notre relationnel au monde et notre communication avec ce et ceux qui nous entourent ne fait qu’obéir à ce cycle énergétique des Cinq Éléments et ses lois gouvernant l’équilibre et le déséquilibre. L’harmonie est le terrain d’où naissent la santé et le bonheur mais lorsque le déséquilibre s’installe entre les Cinq Éléments apparaît la relation d’outrage qui malmène, brutalise, brime ou la relation de conquête qui profite de la faiblesse d’autrui pour envahir.  
Constatons que l’homme conquiert et profite de la faiblesse d’autrui pour l’envahir, malmène, brutalise et brime depuis la nuit des temps. Nous pouvons dire que l’humanité est véritablement en déséquilibre sur cette Terre.
Nous vivons un cycle YANG qui outrage le YIN depuis des millénaires : au niveau planétaire l’énergie de la guerre Yang exprimant le chaos domine l’énergie de la paix YIN exprimant la cohérence. Au niveau civilisationnel l’énergie masculine domine l’énergie féminine, c’est le patriarcat qui est le modèle de référence structurant les législations, les politiques, les cultures et les relations humaines. À l’échelle individuelle, si vous naissez dans l’expression YIN du sexe féminin, malgré toutes les révolutions féministes qu’il y a eu, vous n’expérimenterez pas la même liberté que connaît actuellement l’expression Yang du sexe masculin.
Selon la loi de la dualité harmonieuse, le paroxysme du Yang amènera obligatoirement au relâchement. L’extrême dans le Yang provoquera une inversion de polarité. Ainsi le YIN viendra rétablir l’équilibre et nous le vivrons sur notre planète dans notre expérience civilisationnelle et individuelle à travers notre relation à l’autre et à ce qui nous entoure. Tout se manifeste en amont de la matière, dans l’énergie, puis devient matière pour une manifestation visible et une expérience dans le corps physique.
Ainsi l’expression émotionnelle s’établit-elle en fonction de l’équilibre/déséquilibre régnant entre les Cinq Éléments constitutifs d’un individu :
La créativité et l’aspect visionnaire propres à l’élément BOIS régulent la nostalgie et le ressassement propres à l’élément TERRE dans une relation saine de contrôle. Mais si l’excès (outrage) de créativité repousse la réflexion au profit du but à atteindre, l’individu s’expose à l’irritation et à la colère dès qu’il est contrarié dans son objectif.
La réflexion (TERRE) contrôle la peur (EAU). Mais si la pensée en excès tourne en rond (outrage), l’individu s’expose à une faiblesse de sa propre volonté face à la réalité des choses et risque l&#039;indécision et le doute.
La volonté (EAU) contrôle l’hystérie (FEU). Mais un excès de volonté (outrage) emmène dans la démesure au détriment de l’intégrité physique de l’individu (risque d’accident, dépassement des limites physiques, distorsion du réel).
La joie de vivre (FEU) contrôle la tristesse (MÉTAL). Mais la consommation excessive de joie (outrage) rend l’individu impatient et l’expose à l’hystérie.
La sensibilité (MÉTAL) contrôle la colère (BOIS). Mais la sensiblerie, l’absence totale de colère (outrage) expose l’individu à la résignation qui mène à la tristesse.
Savoir lire son propre tempérament et sa constitution physique ainsi que ceux de son cheval nous donne accès à la compréhension de ce qui se passe énergétiquement et émotionnellement entre lui et nous. C’est une clé pour savoir utiliser le bon mode de communication qui marchera et mieux comprendre ce qu’il faut éviter de faire avec son cheval.
Il y a des constitutions physiques et des tempéraments qui fonctionnent bien ensemble et d’autres non parce que le conflictuel prend facilement le pas sur l’harmonie. Si vous êtes dans ce cas avec votre cheval, connaître votre tempérament et le sien vous aidera à éviter le conflit ou à le désamorcer rapidement. Être en dysharmonie de tempérament est difficile à vivre pour un couple cavalier-cheval et nous oblige si nous voulons réussir notre relation à beaucoup d’effort dans notre développement personnel mais c’est très formateur et enrichissant au final !
Dites-vous bien qu’il n’y a jamais de mauvais cheval mais un excellent miroir réfléchissant votre personne ! Le cheval est un animal psychopompe dans ce sens qu’il escorte votre âme, non pas lors du passage à la mort mais lors de votre traversée de la vie. À ce titre, il est un enseignant de l’âme révélateur de vous-même. Alors dans lesquels des Cinq Éléments jouez-vous avec lui ?
Constitutions physiques et tempéraments chez les chevaux et leurs cavaliers
Dans l’univers du cheval, l’observation fine, l’écoute intuitive et la compréhension des signes subtils sont les meilleurs outils du soignant — bien plus qu’un thermomètre ou un stéthoscope. Si vous êtes attentif, vous remarquerez vite que chaque cheval possède une énergie, une « couleur intérieure », une manière d’être au monde qui ne se résume ni à sa race ni à son physique.
C’est là que les sagesses anciennes comme la médecine traditionnelle chinoise (M.T.C.) nous offrent une grille de lecture fascinante du tempérament énergétique du cheval par le biais des Cinq Éléments (ou mouvements).
Mieux soigner notre cheval, c’est d’abord mieux le comprendre et mieux nous comprendre dans notre nature profonde. Maîtriser le jeu des Cinq Éléments auquel nous et notre cheval sommes assujettis facilite cette compréhension. Voyons comment cette nature profonde s’exprime à travers les Cinq Éléments.
LE CHEVAL BOISSon physique est musclé et tonique, c’est un athlète endurant capable de performance musculaire avec des tendons et des ligaments solides. Il a une bonne récupération, un pied solide et sain.
Soit il est bodybuildé style hanovrien, soit il a le muscle long style cheval de course. Dans tous les cas il est dur à l’effort.
Son tempérament est dominant, c’est un leader qui vous teste régulièrement pour vérifier que vous tenez la route. Il est volontaire, dynamique, compétitif, intrépide, confiant et travailleur. Il a une forte énergie de mise en mouvement. Il n’aime pas l’autorité et traverse la vie à coup de poing et de muscles avec un objectif en tête. Il met en pratique en concours ce qu’il a appris à la maison.
L’activité qui lui convient doit lui permettre de s’épanouir via l’effort : complet, obstacle, endurance, cross-country, course, …
Les déséquilibres de son tempérament et de sa constitution le rendent irrité, colérique et agressif, d’humeur changeante, entêté. Il ne respecte plus les limites physiologiques de son corps ni celle des autres ce qui l’amène au surmenage physique et au manque de respect envers autrui : excès de dominance, chamaillerie avec les autres chevaux allant jusqu’à la blessure. Au cœur de l’activité du troupeau, il voudra diriger en devenant envahissant, harcelant.
Il se déséquilibre dans son système locomoteur (tendons/ligament/tonicité du muscle) et la sphère hépatique (intoxication, fatigue et tensions musculaires intenses, conjonctivites, infections respiratoires, trouble de la reproduction). Il manque de souplesse, souffre de raideurs musculaires chroniques, trébuche facilement, se fragilise des tendons, des yeux, du sabot, souffre de démangeaisons. Il devient sujet à l’accident, au coup de sang.
Les plantes qui lui conviennent et l’équilibrent :

Chardon-Marie : soutien hépatique puissant, détox du foie.
Artichaut : favorise la bile, régule la sphère hépatique.
Cassis (feuilles) : anti-inflammatoire doux, draineur.
Curcuma : anti-oxydant, anti-inflammatoire, protecteur du foie et des articulations.

Notre conseil énergétique : canalisez son énergie sans la brider. Travail varié, sorties régulières, drainage saisonnier avec notre synergie MIXTE FOIE &amp;amp; REINS et un soutien tendineux et ligamentaire avec notre synergie TENDONS ET ENTORSES.
LE CHEVAL FEUSon physique est fin, délicat, gracieux. Il a la peau fine, une tête élégante, des traits fins, une encolure haute. Il élimine bien et récupère facilement. Il a une bonne immunité générale.
Son tempérament est vif, fougueux, enthousiaste, expressif, nerveux. Il est émotif, sensible, chaleureux, sociable, câlin. C’est un joueur, charmeur, coquet. Il est joyeux, aime faire le clown et avoir un public pour faire son show. Il a une facilité d’apprentissage, une bonne adaptation au stress. Il est courageux.
Les déséquilibres de son tempérament et de sa constitution l’amènent à être chaud, impatient, explosif, hyperactif, hystérique. Il souffre d’agitation mentale et physique pouvant le conduire à l’épuisement, il manque de concentration, s’ennuie vite et développe des tics. Il est envahissant, craint l’abandon affectif et déprime. C’est une éponge qui absorbe les problèmes émotionnels de son propriétaire. Il donne plus que ses limites physiologiques supportent et tombe dans l’hypersensibilité ou l’insensibilité, fuyant la douleur ou au contraire semblant ne plus rien ressentir. Il s’énerve pour des motifs indiscernables : aujourd’hui porte du box, demain la flaque d’eau, après-demain le van.
Son expression pathologique porte sur le système circulatoire et cardiaque. Sa circulation ainsi que son assimilation digestive et ses capacités d’adaptation deviennent mauvaises. Il se fatigue et se déshydrate facilement, devient sensible aux sons, au stress, à la chaleur. Il peut s’épuiser vite s’il est trop sollicité, être sujet à l’épilepsie. Son système immunitaire devient faible. Il est sensible au changement de température et transpire facilement ou excessivement. Il éprouve des douleurs d’épaules et d’encolure ainsi que de maux de tête. Sa digestion devient nerveuse et il souffre d’amaigrissement, de brûlures d’estomac et d’ulcères.
L’activité qui lui convient doit le faire briller : spectacle, modèle &amp;amp; allure, C.S.O.
Les plantes qui lui conviennent et l’équilibrent :

Passiflore : calme le mental, apaise le cœur et détend les muscles.
Aubépine : régulatrice cardiaque, régule les troubles liés à l’émotion.
Camomille matricaire : adoucit les tempéraments excessifs, soutient le foie.
Ashwagandha : relaxante, digestive, douce pour les chevaux en état de stress chronique.

Notre conseil énergétique : évitez la surstimulation. Offrez-lui un cadre rassurant, stable et des moments de calme. Gérez ses moments de stress et son excitation avec notre synergie ANTI-STRESS ou avec notre synergie ESTOMAC ET STRESS en cas de douleurs d’estomac.
LE CHEVAL TERRESon physique est costaud, porteur, plutôt rustique, avec beaucoup de chair mais le muscle mou et adipeux. Il n’est pas sportif, a un bon système immunitaire, un bon transit intestinal. Il est excellent pour la reproduction.
Son tempérament est peu extravagant, casanier. C’est un cheval au grand cœur, doux et maternant, affectueux, fiable, tranquille, loyal, bon vivant en troupeau. Il aime les copains, la maison et les poches de son cavalier. Il porte tout à la bouche, il est gourmand. Il est long à la détente, paresseux en début de reprise puis plus appliqué après s’être échauffé. Il se démotive vite, se dégonfle facilement et perd ses moyens face à l’effort physique. Son apprentissage est lent mais solide. Il est difficile de lui faire perdre son calme ce qui fait de lui un excellent cheval pour les personnes inexpérimentées. C’est le caractère le plus facile à gérer chez un étalon. Les juments de tempérament Terre sont de très bonnes mères.
Les déséquilibres de son tempérament et de sa constitution passent par le système digestif et hormonal provoquant une tendance au stockage émotionnel et physique (stagnation des liquides corporels, Tan, œdème). Cela s’exprime par le ressassement, la confusion, l’inquiétude, la mélancolie. Il devient exagérément protecteur, entêté, égoïste. Il montre de la léthargie, de l’inertie, de l’immobilisme, de la stagnation et réagit excessivement au changement d’habitudes, de rythme. Il devient boulimique ou anorexique avec des tics à l’air ou à l’appui. Son métabolisme est très sensible à l’excès d’humidité et au sucre. Il fait facilement des engorgements lymphatiques et des œdèmes, des coliques et des diarrhées. Sa chaleur corporelle devient irrégulière avec une tendance à la bouche sèche. Le déséquilibre hormonal perturbe la reproduction chez les juments et les étalons.
L’activité qui lui sied : s’occuper des cavaliers débutants, des poulains, les activités en famille, c’est un bon cheval de club et d’équitation de loisirs.
Les plantes qui lui conviennent et l’équilibrent :

Fenugrec : tonifiant doux, stimule la digestion, régule la glycémie.
Ortie : réchauffe la digestion, stimule la circulation.
Ronce : astringente et tonifiante du système digestif.
Chardon-Marie : stimule la fonction pancréatique et la vitalité digestive.

Notre conseil énergétique : stimulez-le en douceur, variez les exercices. Surveillez l’alimentation (évitez les excès de sucres ou d’humidité). Régulez sa tendance au stockage avec notre synergie OBÉSITÉ et sa sensibilité au sucre avec notre soin du syndrome métabolique équin.
LE CHEVAL MÉTALSon physique est anguleux avec des lignes saillantes, un poitrail étroit. Il est élégant, svelte, distingué. Il a une belle peau et son poil est soyeux. Son système immunitaire est performant, il récupère bien après une maladie.
Son tempérament est discret, c’est celui d’un gentleman poli et respectueux. Ce n’est pas un dominant mais il défend sa bulle et se tient souvent en retrait en troupeau. Il est peu câlin et pas spontané. Ce cheval « maître du contrôle » peut être difficile à « lire » mais il est très fiable. Il aime la tranquillité et se suffit à lui-même. Il ne supporte pas l’injustice, c’est un caractère structuré, discipliné, sérieux, appliqué et studieux. Cela le rend régulier, routinier, il n’aime pas l’improvisation et est peu adaptable. Il est à l’écoute de lui-même, il n’a pas besoin des autres. Il a de bonnes manières et veux la réciprocité en étant traité correctement. Il n’aime pas les chichis et les rubans.
Les déséquilibres de son tempérament et de sa constitution passent par le système respiratoire, la peau, la capacité à assimiler et éliminer, la mélancolie et la tristesse. Ceci l’emmène dans l’anxiété, l’enfermement, la limitation et la rigidité émotionnelle. Il manque de lâcher-prise et d’adaptation. N’étant pas spontané, il s’impose des limites psychologiques assez dures et n’arrive pas à dépasser ses barrières. Il est naturellement méfiant et distant, rancunier et dépressif. Il se coupe facilement du monde en s’enfermant dans sa boite pour se protéger, il devient lunatique et souffre d’ennui. Il a des problèmes d’aplomb et d’allure, trébuche souvent au travail par stress. Son expression pathologique passe par la peau et les poumons : problème de peau (pellicules, poils terne, eczéma, psoriasis, abcès, verrues, sarcomes, cancers), pathologies respiratoires (emphysème, toux, écoulement nasal ou oculaire). Il se débarrasse difficilement des infections.
L’activité qui lui convient est large car il est polyvalent. Son respect naturel en fait un bon cheval de CSO ou un cheval de club à qui confier les débutants.
Les plantes qui lui conviennent et l’équilibrent :

Plantain : adoucit les voies respiratoires, soulage les muqueuses.
Thym : antiseptique pulmonaire, réchauffant.
Guimauve : émolliente, hydrate les tissus.
Eucalyptus : soutient les poumons, en particulier en automne.

Notre conseil énergétique : travaillez sa souplesse, favorisez les étirements. Laissez-lui un espace de calme pour intégrer les apprentissages. Soutenez son système respiratoire avec notre synergie POUMON ET RESPIRATION et en cas d’atteinte sévère de sa peau, utilisez notre synergie DERMITE.
LE CHEVAL EAUSon physique s’exprime par un squelette solide, de grosses articulations. Il est massif, imposant avec la jambe longue et un dos souple et tonique. Son mouvement est fluide, son allure flottante, son corps harmonieux et sa robe lisse. Il est endurant et résistant à l’effort. Il a une bonne santé et de l’énergie vitale.
Son tempérament est persévérant, adaptable, simple, qui se laisse guider. Il n’est pas dominant, a une bonne entente en troupeau. Il apprend vite, est confiant, mature et sage. Il est prudent, patient et performant. Il est attaché à l’homme, sensible aux ambiances et observateur. Il n’aime pas être brusqué et peut devenir peureux s’il se sent en insécurité.
Les déséquilibres de son tempérament et de sa constitution portent sur les systèmes d’élimination, de filtrage et de nettoyage des liquides corporels qui se traduisent physiquement par de l’engorgement et de la rétention d’eau. Émotionnellement, c’est par de l’appréhension, la peur, le fait d’être sur l’œil et craintif qu’il exprime son déséquilibre énergétique. Il devient imprévisible, s’énerve face au changement, prend la fuite et embarque ou refuse d’apprendre et d’avancer, se tétanise. Il devient confus, mélange ce qu’il a appris. Il se laisse opprimer facilement en troupeau. Il souffre de sensibilité dorsale, des lombaires et de raideur des fessiers. Il devient frileux avec une sensibilité chronique aux maladies infectieuses. Son expression pathologique se porte sur le système osseux : arthrose, ostéoporose, excroissances osseuses. Il est sujet au coup au moral jusqu’à renoncer à la vie en se laissant mourir de chagrin.
L’activité qui lui convient : tout car ce cheval est très polyvalent.
Les plantes qui lui conviennent et l’équilibrent :

Ortie : reminéralisante, tonifie les reins.
Reine-des-prés : soutien articulaire et circulatoire.
Prêle : riche en silice, tonifie les tissus conjonctifs.
Angélique : réchauffe le Yang du rein, harmonise l’axe eau-feu.

Notre conseil énergétique : privilégiez une approche rassurante, douce, un travail régulier, sans pression. Attention au froid et à l’humidité. Tonifiez son rein avec notre composé REINS POUMONS. Si votre cheval est trop sur l’œil et inquiet, donnez-lui la synergie ANTI-STRESS.
Cette lecture énergétique complète et enrichit considérablement l’approche thérapeutique. Car un cheval n’est pas seulement un système mécanique : c’est un être sensible, avec une énergie propre. Le cheval a une constitution de base physique et émotionnelle de référence, en générale avec la prédominance de deux éléments sur les trois autres, qui n’est pas figée et change selon le vécu, influencée par les saisons, l’environnement, l’histoire, les émotions et l’âge. En effet les Cinq Éléments président aussi aux âges de la vie : un poulain est plutôt BOIS de constitution et FEU de tempérament mais passe dans l’EAU physiquement et dans le MÉTAL émotionnellement une fois dans la vieillesse.
Le secret pour travailler dans le monde de l’énergétique ? C’est observer. Ressentir. Adapter.
Et bien sûr, choisir les plantes non pas comme des molécules isolées, mais comme des êtres vivants dotés de propriétés subtiles et vibrantes, capables d’entrer en résonance avec les besoins spécifiques de votre cheval.
Les interactions énergétiques du couple
Et le cavalier, me direz-vous ?
Tout ce que nous venons de décrire chez le cheval s’applique à l’homme. Maintenant que vous pouvez identifier le tempérament de votre cheval et le vôtre, il est intéressant de voir quelles associations fonctionnent bien… ou pas !
Ce sont les relations d’engendrement et de régulation entre les Cinq Éléments qui régissent l’entente du couple, et les relations d’outrage et de conquête qui dirigent la mésentente en cas de déséquilibre dans leur élément dominant respectif. Voici quelques exemples :
Le cavalier EAU et le cheval EAUTous deux en équilibre dans leur élément : l’entente est bonne mais le couple manque de direction et d’objectif. Si le cavalier a peur, le cheval s’adapte mais la relation risque d’être limitée dans le temps. Si le cheval a peur, le cavalier saura ne pas brusquer son cheval et lui accorder le temps nécessaire jusqu’à ce qu’il prenne peur à son tour. Quand les deux ont peur, c’est un fiasco, chacun communiquant sa peur à l’autre.
Le cavalier TERRE et le cheval EAUC’est une très bonne entente car l’impassibilité et la compassion naturelle du cavalier endigue la peur du cheval et lui accorde le temps nécessaire. De son côté le cheval s’adapte très facilement au comportement parfois étouffant du cavalier TERRE grâce à son caractère proche de l’homme. En cas de déséquilibre chez les deux, le cavalier Terre préfère la loi du moindre effort, au risque de faire des erreurs et de se décourager face à un cheval ingérable qui embarque ou refuse de bouger.
Le cavalier BOIS et le cheval EAUVoilà un couple athlétique qui peut viser haut et tout gagner. Si le cavalier BOIS se déséquilibre, cela fonctionnera jusqu’à ce que le cheval s’effondre sous l’exigence de son cavalier. Si le cheval EAU se déséquilibre, son cavalier BOIS utilisera ses capacités visionnaire et sa créativité pour aider son cheval à passer le cap. En cas de déséquilibre des deux partenaires, le cavalier accumulera frustration, énervement et colère contre son cheval anxieux et effrayé qui braque pour un rien. Ils arriveront dans une impasse, le cavalier voyant son cheval comme un frein à la réalisation de ses projets.
Le cavalier MÉTAL et le cheval EAUCe couple connaît une bonne entente, chacun mettant l’autre en confiance. Le cheval EAU est conciliant envers les limites de son cavalier et le cavalier MÉTAL rassure le cheval par son comportement respectueux. L’absence de surprise, la routine et la sensibilité du cavalier MÉTAL va dans le sens et les besoins d’un cheval EAU déséquilibré. Les deux en déséquilibre donnent un couple qui s’enferme dans sa petite boîte.
Le cavalier FEU et le cheval EAUC’est un couple qui fonctionne, leur sensibilité s’accordant bien. Le cheval s’adapte à la joie et l’exubérance de son cavalier. La grande sensibilité du cavalier lui permet de comprendre les inquiétudes de son cheval et lui donner la compassion dont il a besoin. Quand les deux se déséquilibrent, c’est la catastrophe car l’hystérie du cavalier alimente la peur du cheval.
Maintenant un exemple de couple qui aura du mal à fonctionner même en équilibre :
Le cavalier TERRE avec un cheval BOISCette relation est difficile sur le long terme pour le cavalier car son cheval exige de lui une tonicité musculaire et une dynamique sportive qu’il n’a pas. Le cavalier se décourage car il ne peut pas apporter la quantité d’activité dont son cheval a besoin pour être bien dans sa tête. Il restreindra son cheval, n’arrivant pas à le suivre physiquement. En cas de déséquilibre des deux, la relation devient impossible entre un cheval qui devient excessivement dominant par frustration et manque de dépense physique et un cavalier qui n’a pas le muscle sportif et qui préfère une certaine tranquillité sécurisante.
Il y a 25 facettes basiques pour explorer les relations de couple entre le cavalier et son cheval. C’est sans compter l’influence combinée des deux éléments majoritaires du cavalier avec les deux éléments majoritaires du cheval. Le nombre de combinaisons possibles est immense. À chacun d’entre vous d’étudier la question pour le couple que vous formez avec votre cheval. N’hésitez pas à solliciter un(e) praticien(ne) Shiatsu pour en discuter et établir votre profil relationnel avec votre cheval. Cela vous sera d’une grande aide pour régler les conflits avec votre cheval et anticiper ses comportements… et les vôtres !
Cette lecture énergétique des constitutions et des tempéraments des chevaux et des cavaliers est aussi très utile à tous les enseignants équestres, les coachs, les thérapeutes pour les guider dans leur analyse et adopter le bon comportement.
Par exemple, face à un cheval FEU déséquilibré qui est entré dans l’excitation, voire l’hystérie, vous devrez vous-même vous placer dans l’élément EAU, être capable d’une grande adaptation tranquille face aux variations du FEU, ignorer complètement ses fanfaronnades, supprimer le contact visuel, capter son attention avec un rythme de sollicitation dynamique qui se calmera au fur et à mesure que l’excitation du cheval redescend. Si le cheval cherche à jouer au lieu de se concentrer, il faut savoir accélérer le rythme de travail pour garder son attention.
Vous n’aurez pas ce comportement avec un cheval TERRE complètement léthargique qui nécessitera que vous vous placiez dans le BOIS et le FEU pour le faire interagir avec vous.
Si nous voulons résumer, quand les Cinq Éléments sont équilibrés et alimentent la conscience et le corps dans une dualité harmonieuse, la vie s’harmonise en notre cheval et en nous mais aussi en dehors de lui et en dehors de nous.
Un cheval ou un cavalier EAU en déséquilibre énergétique évolue vers la peur ce qui le rend imprévisible.
Un cheval ou un cavalier BOIS en déséquilibre énergétique évolue vers la colère ce qui le rend agressif.
Un cheval ou un cavalier FEU en déséquilibre énergétique évolue vers l’hystérie ce qui le rend agité.
Un cheval ou un cavalier TERRE en déséquilibre énergétique évolue vers la nostalgie et le ressassement ce qui le rend léthargique.
Un cheval ou un cavalier MÉTAL en déséquilibre énergétique évolue vers la tristesse ce qui le rend introverti et refermé sur lui-même.
Votre cheval et/ou vous-même êtes en déséquilibre ? Comment y remédier ? Le Shiatsu et l&#039;Acupuncture sont merveilleusement efficaces pour réguler les relations entre les Cinq éléments s&#039;exprimant dans vos méridiens énergétiques. Mais toute thérapeutique énergétique travaillant sur les méridiens énergétiques du corps et les chakras, ses centres énergétiques, permet de sortir du déséquilibre en rétablissant la dualité harmonieuse Yin/Yang.
Observer, ressentir est typiquement ce qu’une Intelligence Artificielle ne peut pas faire. Dans un monde où la santé est de plus en plus technicisée, revenir à une vision holistique du cheval et du cavalier n’est pas un retour en arrière, mais une avancée consciente vers un soin plus respectueux de sa nature, de la nôtre et des besoins profonds du couple cavalier/cheval.
Comprendre le tempérament énergétique de son cheval et le sien, c’est ouvrir une nouvelle porte dans notre conscience et permettre un dialogue subtil entre l’intuition, la tradition et la connaissance moderne.]]></description>
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<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 10:32:09 +0000</pubDate>
<author>Admin E&P</author>
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<title><![CDATA[LA PHYSIQUE DE L’ÂME : DE L’ÉLECTRON À L’ÉCHANGE ÉMOTIONNEL (2)]]></title>
<description><![CDATA[<img src="https://www.energetiqueplantes.com/upload/blockblog/la-physique-de-lame-de-lelectron-a-lechange-emotionnel-390x390.jpg" title="LA PHYSIQUE DE L’ÂME : DE L’ÉLECTRON À L’ÉCHANGE ÉMOTIONNEL (2)" alt="thumb" />Rappelons succinctement ce que nous avons expliqué dans la première partie : que nous sommes constitués d’atomes qui forment notre matière physique. Les atomes échangent entre eux des électrons. Le changement d’orbite d’un électron vers une orbite plus basse émet une énergie/lumière tandis que le changement d’orbite d’un électron vers une orbite plus haute consomme de l’énergie/lumière.
Appliqué au relationnel entre deux être vivant, ceci signifie que lorsque nous côtoyons une personne vibrant à un niveau plus bas que le nôtre, nous émettons de la lumière en nous mettant à son niveau vibratoire. 
Quand nous côtoyons une personne vibrant à un niveau plus haut que le nôtre, nous absorbons de la lumière (= nous consommons de l’énergie) pour pouvoir monter à son niveau.
Ce qui se passe souvent c’est que les gens vibrant moins haut que nous ont tendance à se servir dans notre énergie pour monter à notre niveau. C’est souvent inconscient mais certaines personnes le font consciemment. Il y a même des individus (consciemment ou inconsciemment) qui consomment notre énergie sans pour autant changer de fréquence. En général on dit de ces gens-là qu’ils sont épuisants. Et petit à petit nous nous mettons à les fuir, nous les évitons parce qu’ils nous vident de notre énergie. C’est un réflexe de préservation que nous suivons tous instinctivement pour préserver notre capital d&#039;énergie vitale.
Depuis quelques années sur la planète on parle beaucoup de la nécessité de faire des économies d’énergie. Cela ne concerne pas seulement la consommation domestique de notre maison ou la dépense d’énergie nécessaire à produire ce que nous consommons. Ceci concerne directement qui nous sommes ! Si nos atomes vibrent bas et sont consommateurs d’énergie, il est peut-être temps d’y remédier !
Regardons dans nos relations les gens avec qui nous passons du temps : - Est-ce parce que nous pouvons profiter de leur lumière/énergie en les pompant joyeusement ? - Est-ce parce que nous brillons à énergie égale ce qui crée l’harmonie entre nous et eux ?
Nous pouvons donner volontairement de l’énergie aux autres.
Nous pouvons être celui/celle qui est pompé par les autres.
Nous pouvons être celui/celle qui pompe l’énergie des autres.
Le modèle le plus pérenne dans le temps est celui où nous donnons volontairement notre énergie. Quand nous faisons cela, nous permettons à ceux qui nous côtoient de profiter de l’énergie/lumière que nous dégageons. Ainsi nous élevons les autres et leur permettons d’accéder aux niveaux vibratoires où règne la joie, le bonheur, la sérénité, l’harmonie.
Les deux autres modèles sont une forme d’abus et conduisent au chaos et à la privation de la liberté, de la santé physique et morale. Être pompé énergiquement ou pomper l’énergie des autres est un déséquilibre qui nous amène à une expression pathologique du corps physique et psychologique.
Le problème si l’on privilégie le premier modèle, c’est comment maintenir un potentiel d’énergie suffisant pour en avoir assez pour soi-même et encore suffisamment pour en donner quand on le souhaite ?

Nous devons prendre conscience de notre propre état énergétique.
Nous devons devenir notre propre générateur d’énergie/lumière.
Nous devons utiliser consciemment notre CHI pour équilibrer notre fréquence vibratoire quand elle est bousculée par la vie.

En générant nous-même notre propre lumière, ceci nous permet :

De rester dans l’harmonie.
De maintenir notre plein potentiel énergétique.

L’humanité doit apprendre à utiliser consciemment son flux vital pour créer l’énergie nécessaire à la transformation de sa fréquence vibratoire. Chacun devrait le faire quand il est bousculé par les évènements. Générer soi-même sa propre énergie/lumière permet de rester dans l’harmonie et de maintenir son plein potentiel énergétique. Que nous inspire l’expression « être sur la même longueur d’onde » avec une personne ? Elle n’est pas le fruit hasardeux du langage, elle parle de la vraie réalité à propos de l’échange énergétique qui existe entre nous et le vivant qui nous entoure.
Parlons maintenant de l’être vivant qu’est le cheval. Par rapport à nous, il est très spécial car son niveau vibratoire est plus élevé que le nôtre. Un astronome et physicien suédois, Anders Jonas Ångström, a découvert et mesuré le taux vibratoire du vivant. Il a donné son nom à l’unité de longueur utilisée pour quantifier les longueurs d’ondes de la lumière : l’Ångström. Quand il a découvert que toute chose vivante issue des 5 éléments émettait une onde vibratoire, il s’est mis à tout mesurer autour de lui. Il a pu ainsi déterminer une échelle vibratoire du vivant et y positionner l’homme et le cheval.
Cette échelle montre que l’état de santé d’un être humain se situe entre 6500 et 9000 Å. En dessous de 6500 Å sa santé se détériore et correspond à l’espace vibratoire où se trouvent certains virus, microbes, bactéries, champignons et toutes les maladies. En dessous de 1500 Å, la mort est proche. Le cheval se situe entre 10 000 et 12 000 Å, un taux vibratoire supérieur à l’humain qui signifie que la plupart du temps notre cheval élève notre taux vibratoire. 10 000 Å est le taux vibratoire de la paix et 12 000 Å est le taux vibratoire de l’amour pur. N’avez-vous pas remarqué que chaque fois que vous montez votre cheval ou que vous passez un moment en sa compagnie vous vous sentez mieux moralement, physiquement et apaisé ?
Que se passe-t-il quand nous allons voir notre cheval et que nous partageons un moment avec lui ? Nous profitons de cette énergie-lumière qui vibre fréquentiellement au niveau de la paix et de l’amour.
Parfois le travail que nous effectuons avec notre cheval nous met en colère. Plus nous nous irritons et entrons dans la colère, plus notre cheval s’éloigne de nous et refuse d’obéir. Qu’est-il en train de se passer au niveau de l’échange électromagnétique entre nous et lui ?
Il se passe que nous sommes en train de faire chuter notre fréquence vibratoire et que notre cheval refuse de nous suivre dans cette dégringolade fréquentielle. Il cherche à rester dans sa fréquence d’amour et s’éloigne pour la protéger.
Faites le test quand l&#039;irritation monte en vous : inversez votre fréquence, pensez au sentiment d’amour jusqu’à le ressentir à nouveau en vous et allez vers votre cheval, vous verrez qu’il revient vers vous.
Joie, amour, bonheur, partage sont des ondes électromagnétiques qui élèvent la vibration de nos atomes. Ils dégagent plus de chaleur et de lumière : notre matière s’allège.
Peur, colère, tristesse sont des ondes qui abaissent la fréquence vibratoire de nos atomes. Ils se refroidissent : notre matière s’alourdit.
L’entropie apportée par les émotions et les ressentis permet le changement d’orbite des électrons autour du noyau de l’atome, consommant ou libérant de l’énergie : - L’amour permet la libération de paquets de lumière pour notre plus grand bien et celui des autres. - La peur consomme de l’énergie – Que fait une personne qui a peur ? Elle s’accroche à nous ou se rapproche de nous quand elle est effrayée. Elle doit consommer de l’énergie pour essayer de remonter à notre niveau harmonieux de stabilité émotionnelle. Elle essaie inconsciemment avec la première source d’énergie qu’elle trouve à côté d’elle.
Le monde éthérique, impalpable est aussi le monde de la pensée. Parce que le monde impalpable précède la matière, c’est ce que nous pensons qui la crée. De la pensée découle l’INTENTION. De l’intention découle la FOI. La foi engendre la MANIFESTATION. La manifestation est la MATÉRIALISATION du monde éthérique. Ainsi est le processus de passage du monde de la pensée à sa manifestation physique dans la matière.
Ce que nous PENSONS, CROYONS et notre FOI font la qualité élevée ou basse de notre taux vibratoire et la qualité élevé ou basse de ce que nous manifestons. Cette onde est le langage que notre cheval comprend, renforcé par notre gestuelle inconsciente qui lui est associée.
Le Tao nous explique que L’ENGENDREMENT DE LA DUALITÉ ou de l&#039;harmonie provient du mouvement YIN de polarité négative qui va vers le YANG de polarité positive.
Le YIN correspond à l’immobilité et le YANG correspond au Chaos. Rapporté aux émotions et aux sentiments, par exemple ici l’amour, la polarité YIN représente l’émotion extrême d’aimer dans la négation : la VÉNÉRATION tandis que la polarité YANG contient l’émotion extrême d’aimer dans le paroxysme : la HAINE. Ainsi l’échelle du Yin au Yang comprend le concept d’AMOUR avec tous ses différents états entre ses deux extrêmes. Et vous, où vous situez-vous dans vos relations d’amour avec ce/ceux qui vous entourent ?
Regardons le Chaos, un mouvement incessant équivalant à une absence de cohérence qui mène à l’épuisement qui amène l’immobilité. C’est l’échelle d’énergie qui existe entre une personne hyperactive qui bascule dans le burn-out et la dépression. Dans la dépression se trouve le potentiel du renouveau, de la renaissance mais il faut aller jusqu’au bout de l’échelle pour le trouver.
Ceci est l’illustration des deux extrêmes qui se rejoignent. C’est le principe d’inséparabilité du Yin et du Yang où le Yang contient le germe du Yin et le Yin contient le germe du Yang.
Regardons cela à travers un autre exemple. Prenons la passion qui est une expression du Yang et prenons la vénération qui est une expression du Yin. Il se trouve que nous pouvons vénérer avec passion et ainsi manifester l’essence YIN paroxystique du concept d’amour tout en étant dans une expression YANG.
De même, nous pouvons naître dans une constitution physique Yang (sexe masculin) et être de tempérament YIN (esprit féminin) ou inversement.
Le TAO nous dit que la dualité, la séparation, la division, le 2, est un mouvement vers l’extérieur, une illusion de séparation pour mieux se souvenir, comprendre et réintégrer l’Unité primordiale androgène.
C’est ce qui se passe avec les cellules de notre corps, avec notre biologie. Quand une cellule se désynchronise des autres cellules et devient cancéreuse, elle exprime une dualité avec nous-même, une illusion de séparation pour mieux prendre conscience du message d’Unité que nous n’entendons plus en nous.
Ceci explique le miracle de la guérison spontanée. Un miracle est une prise de conscience par la personne que cette unité existe en elle et donc la disparition de la séparation illusoire, de la dualité, de la maladie qui d’un coup n’a plus lieu d’être.
Il faut un long chemin pour arriver à cette maîtrise en conscience de son énergie, un long travail sur soi. Honnêtement, il est difficile, impossible d’être en maîtrise constamment, mais il semble que ce travail de conscience soit le passage obligé de l’humanité si l’homme veut sortir de la dualité et de la maladie dans le futur. Nous pouvons déjà nous y essayer avec notre cheval quand la relation conflictuelle pointe son nez afin de rétablir plus rapidement l’harmonie en nous et autour de nous ce qui facilite la communication avec lui.
L’harmonie survient quand nous nous trouvons dans cette espace d’équilibre entre les extrêmes. Cependant même si nous sommes dans le déséquilibre nous avons une chance car les extrêmes contiennent le potentiel du retour à l’harmonie. Grâce à la loi du Yin/Yang, le paroxysme d’un état appelle l’opposé. C’est le principe de la dualité harmonieuse que nous avons vu précédemment.
C’est le fondement même de la philosophie du Tao d’enseigner comment laisser cet équilibre s’exprimer. Lao Tseu, le philosophe fondateur du Tao nous l’explique :

En assimilant le concept de la vie et de la mort (maîtrise émotionnelle et respiratoire).
En ressentant et en respectant la spontanéité de l’énergie (maîtrise du lâcher-prise).
En retournant à l’Origine, avant la naissance (maîtrise de l’Ego car avant la naissance l’Ego n’existe pas).
En privilégiant le Naturel (maîtrise de l’Amour). L’Amour est l’unique loi de la nature, la seule loi qui gouverne et oriente l’Univers vers son expansion et son accomplissement.


 Les émotions dans la dualité
Comment les émotions s’inscrivent-elles dans l’échelle du Yin au Yang ? En polarité négative de l’horizontalité, se trouve la dépression et en extrême yang, l’hystérie. Entre les deux se déclinent sur l’axe vertical du mouvement harmonique : le malheur, la tristesse saine, la joie saine, le bonheur et l’extase.
Dans le Yin immobile se tient la COHÉRENCE et en face, dans l’agitation du Yang règne l’ENTROPIE. Entre les deux se situe l’HARMONIE.
Grâce à ce jeu entre la cohérence et l’entropie nous grandissons physiquement et évoluons mentalement. C’est l’état de la santé qui évolue vers la maladie puis retourne à l’état de santé selon la quantité d’énergie potentielle contenue dans nos atomes.
La cohérence contient le principe d’immobilité. Écoutez les mots que nous utilisons pour définir la cohérence : « c’est quelque chose qui se tient ». Accrochez-vous à vous-même et essayer de bouger. Impossible ! Vous devenez immobile…
Ceci nous amène à considérer dans le chaos la LOI DE L’ENTROPIE : en Physique c’est Gibbs qui va démontrer ce que la philosophie du Tao avait établi déjà depuis 6000 ans, à savoir que l’évolution d’un système obéit à deux pulsions souvent antagonistes. L’une est son inclinaison pour l’état d’énergie minimum et l’autre pour l’état de désordre. C’est la LOI D’ENTROPIE.
L’Entropie mesure le désordre des atomes et des molécules. Cette loi de l’entropie nous dit que la nature aime le désordre et que tout système isolé tend spontanément vers le désordre.
C’est un fait que si nous coupons un être vivant du système dans lequel il s’inscrit, il tend au désordre : incohérence, désintégration, maladie, folie, mort. Les personnes qui, accidentellement ou volontairement, sont enfermées sous terre, privées de la lumière du soleil et de la lune qui sont nos grands régulateurs cosmiques, basculent dans la folie et subissent une dégradation de leur état physiologique.
Contrairement à sa première apparence, l’entropie est un bienfait. L’entropie est ce que le mouvement perpétuel est au Yin et au Yang. Prenons un système en l’état : un cube, une graine, un corps, … Si rien ne vient le faire bouger de son état, il reste ainsi éternellement. C’est un bien dans le sens que la graine a besoin de devenir une fleur donc elle passe par l’entropie pour y arriver. Le désordre est un mouvement salvateur qui permet à un état figé de se transformer. Il devient dangereux dès lors qu’il se prolonge dans le temps.
Ceci nous amène à la constatation que rester longtemps dans les extrêmes du Yin et du Yang fige le mouvement naturel régénérant de la Vie, l’immobilité comme le chaos s’avérant destructeurs sur le long terme.
Comment fonctionne l’entropie au niveau microscopique des atomes ?
L’atome permet L’ÉCHANGE ÉNERGÉTIQUE informationnel (monde impalpable, léger, manifestation invisible aux sens humains, chocs émotionnels) de l’énergie Yin ou Yang vers la matière (monde de densité, lourd, manifestation visible, pathologies physiques) via une onde vibratoire déterminée par une amplitude et une fréquence.
Le non-manifesté correspond à une très grande amplitude et une fréquence très rapide tandis que le manifesté est de petite amplitude et de fréquence lente ce qui le rend visible aux yeux et captable par le cerveau physique.
C’est donc la vibration de l’onde qui détermine la manifestation visible par les sens humains. Tout ce qui vibre au-delà du spectre des fréquences pour lequel l’humain est programmé naturellement lui est invisible, indétectable par ses 5 sens et son cerveau, ce qui ne signifie aucunement que cela n’existe pas !
La manifestation de l’émotion de nature YANG correspond à une prolifération dans la matière.
La manifestation d’une émotion de nature YIN correspond à une destruction dans la matière.
Le genre de l’émotion (haine, colère, tristesse, …) déclenche la pathologie organique dans la matière tandis que sa position sur l’échelle Yin/Yang détermine son expression de manifestation dans la matière.
Les types de manifestation sont toutes les variantes possibles depuis l’affect du comportement jusqu’à la maladie. Le Yang manifeste vers l’extérieur (organes yang – intestin grêle, gros intestin, estomac, vésicule biliaire, vessie) tandis que le Yin manifeste vers l’intérieur (organes yin – cœur, poumon, rate, foie, rein).
L’extrême dans le Yang ou dans le Yin provoque toujours une inversion de polarité. Ainsi un paroxysme amène obligatoirement au relâchement. Quand nous sommes dans une tension intense, atteindre le paroxysme dans notre corps et/ou notre esprit nous fera basculer dans l’opposé : la rupture de cette tension est l’effet YOYO que nous vivons tout au long de notre vie, alternant phase exaltée avec phase d’inertie ou de dépression.
 
Maintenant que vous avez un aperçu de la manière dont l’énergie et sa polarité vous affecte ainsi que les autres êtres vivants autour de vous, nous verrons concrètement dans la prochaine et dernière partie comment tout ceci se manifeste entre vous et votre cheval.]]></description>
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<pubDate>Thu, 03 Jul 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
<author>Admin E&P</author>
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<title><![CDATA[L’ORGANISATION ÉNERGÉTIQUE DU VIVANT (1)]]></title>
<description><![CDATA[<img src="https://www.energetiqueplantes.com/upload/blockblog/lorganisation-energetique-du-vivant-390x390.jpg" title="L’ORGANISATION ÉNERGÉTIQUE DU VIVANT (1)" alt="thumb" />Esprits très cartésiens, accrochez-vous car vos repères matérialistes vont vaciller. Nous plongeons dans la Métaphysique, la Science Quantique, la Médecine Traditionnelle Chinoise et le Tao pour découvrir ensemble comment le vivant se manifeste en vous et votre cheval.
Cet article de fond se présente en trois parties. La première partie présente les lois énergétiques organisant le Vivant et la deuxième partie explique l’échange énergétique régissant notre monde physique et la communication du Vivant. La dernière partie se penche sur les différents tempéraments énergétiques du cheval et la relation énergétique de couple avec son cavalier, le but de cette série d&#039;articles étant de mieux comprendre la communication énergétique existant entre vous et votre cheval.
Il s’agit de ressentir, puis comprendre pour agir correctement afin d’améliorer la communication avec son cheval. Il s’agit aussi de connaître le fonctionnement de l’énergie qui nous sustente pour savoir comment préserver, soutenir, améliorer et équilibrer le corps et l’esprit afin d’établir des relations harmonieuses avec nos compagnons équins.
Vous « savez » déjà toutes les notions que nous allons aborder ici. Pas forcément consciemment mais intuitivement vous les connaissez, cependant pour la majorité d’entre vous, vous ne les avez jamais considérées sous cet angle, en rapport avec votre propre corps, celui de votre cheval et les incidents de votre vie.
Au commencement de la matière
Pour comprendre qui vous êtes vraiment, nous devons remonter à l’origine de ce que vous êtes : une conscience (esprit) dans un corps organique (matière).
Nous avons l’explication classique du vivant, enseignée dans nos écoles : la théorie de l’évolution de Darwin, la vision scientiste de Descartes pour expliquer la matière ; la théorie de Freud pour expliquer l’aspect non palpable de notre cerveau.
Seulement ces théories expliquent le vivant uniquement à partir du moment où il est déjà matière. Elles n’expliquent pas la rencontre entre le palpable et le non palpable et comment ils font pour fonctionner ensemble. Où la chair et l’esprit se rejoignent-ils et prennent-ils connaissance l’un de l’autre pour fonctionner ensemble ?
Nous devons nous tourner vers la physique quantique pour comprendre.
La chair et l’esprit s’organisent avant que la forme n’existe… Grâce à l’atome et à la lumière. La matière dont nous sommes faits et qui compose l’ensemble du monde que nous connaissons ne représente que 4 ou 5 % de tout ce qui existe dans l’Univers. Le reste est un « vide quantique » qui n’est pas vide mais est un état bouillonnant, plein d’énergie invisible, contenant des fluctuations quantiques — des sortes de &quot;petits sursauts&quot; d’énergie qui se produisent spontanément.
Juste après le Big Bang, l’Univers était rempli d’une énergie extrême, sous forme de lumière et de ces fluctuations quantiques qui donnèrent naissance à des paires de particules et d’antiparticules, qui s’annihilaient presque aussitôt mais qui transmettaient les forces fondamentales comme l’électromagnétisme ou la force nucléaire forte. C’est ainsi que la lumière (photons) et la matière (électrons, quarks...) ont pu émerger du &quot;rien&quot; au tout début de l’Univers.
Mais pour une raison encore mystérieuse, il y a eu un léger excès de particules de matière par rapport à l’antimatière. Quand les deux se sont détruites mutuellement, ce petit surplus est resté. Ce reste de matière s’est ensuite organisé en atomes, puis en étoiles, planètes et, des milliards d’années plus tard, en nous.
Savez-vous qu’à l’heure actuelle, où l’humanité utilise toutes sortes de sources d’énergie pour faire tourner le monde, sa voiture, sa machine à laver… l’homme ne sait toujours pas bien définir ce qu’est l’énergie qui fait tourner le monde, l’univers.
Il peut la mesurer expérimentalement, il peut observer ses effets dans et sur la matière mais… notre science ne sais pas définir réellement ce qu’est l’énergie qui engendre la Vie. Ce qu’elle a compris par contre c’est qu’il y avait deux types d’énergie : l’une potentielle (parce qu’il faut une action extérieure pour qu’elle s’exprime) et l’autre cinétique (énergie qui s’exprime durant le mouvement).
Elle a aussi constaté que l’on ne peut pas créer de l’énergie ex-nihilo. Elle est préexistante en une certaine quantité dans l’univers mais il n’est pas possible d’en créer plus. Il est seulement possible de la transformer. Il n’est pas possible de la détruire non plus, ni de la faire disparaître. L’énergie se conserve et ressemble à un mouvement éternel.
La structure de la matière
Elle se constitue par la plus petite particule : le quark.
Les quarks forment les neutrons et les protons (charge électrique unitaire positive +) qui s&#039;agglutinent en noyaux.
Ceux-ci s&#039;entourent d&#039;électrons (charge électrique unitaire négative -) pour constituer les atomes qui, en se réunissant, créent les molécules, donnant naissance à la matière, à l&#039;état solide, liquide ou gazeux.
Sous sa forme minérale elle constitue la terre, sous sa forme organique elle crée la VIE, végétale, animale dont l&#039;HOMME et le CHEVAL.
Entre les électrons et le noyau il n’y a que le fameux vide quantique, un vide qui ramené à notre échelle mesurerait la distance entre Paris et Orléans (100 km). Ce vide est plus ou moins occupé par le mouvement des électrons. L’orbite suivie par chaque électron autour du noyau est mesurable par les nombres entiers (éloignement du noyau, ellipticité, énergie potentielle). Les forces qui assurent la stabilité de l’assemblage atomique sont de nature électromagnétique et lient par polarité l’électron de charge négative à son atome de charge positive. Le fait de rompre cette liaison pour assembler plusieurs atomes ensemble crée la molécule qui constitue la matière. Voilà comment on passe de l’invisible (atome) à la forme visible (matière).
Cet électromagnétisme qui assure la cohésion de l’ensemble est appelé Chi ou Qi en Asie.
Dans la vision occidentale, tout l’univers est contenu en un point à l’origine, puis c’est le Big Bang qui entraîne l’expansion de l’Univers. Ceci donne naissance à l’atome, plus petite particule de matière qui permet l’apparition et la multiplication du vivant.
Dans la vision orientale (Chine/Japon), avant tout est L’Unité. Tout est Un. Puis il y a contraction et Un donne naissance à Deux, permettant l’expansion de l’unité primordiale. En découle l’organisation de l’énergie et la naissance de la forme qui permet l’apparition et la multiplication du vivant.
Constatez que l’interprétation de la naissance de l’univers de chacune de ces visions est étrangement proche. Même, quelle que soit la culture à travers le monde, toutes les visions de l’origine du monde présentent le même fil rouge conducteur du concept de lumière (énergie) comme source du vivant.
Voyons ensemble cette notion d’organisation de l’énergie et de naissance de la forme à travers une philosophie de l’univers et de la vie née en Chine sous le nom du TAO. Cette philosophie nous explique comment l’univers maintient en permanence son équilibre.
À l’origine est l’Unité, le 1, ce qui est immuable et revient sur lui-même : le cercle (Yin).
Dans cet état lisse qui englobe tout jusqu’à la fusion totale germe le besoin d’être hors de ce tout, la nécessité de se voir de l’extérieur. C’est la naissance du détachement, de la distance à soi-même, c’est l’apparition de la conscience. Un mouvement extérieur au tout.
Ceci amène la dualité, la confrontation, l’affrontement, l’opposition, la friction : le 2 (Yang).
La friction engendre une énergie, une expression qui traduit un mouvement, une expansion.
Chaque partie qui constitue la dualité est en elle-même une unité immuable dans laquelle germe la nécessité du détachement. Ainsi chaque partie contient le germe de l’autre, créant l’équilibre.
Alors se produit un mouvement éternellement reconduit qui contient la notion de dualité harmonieuse. Cette philosophie est racontée par ce symbole :

 

Ici le yin et le Yang sont un mouvement qui s’exprime. Les deux points noir et blanc sont le potentiel du Yang dans le Yin et le potentiel du Yin dans le Yang.
Tiens, tiens ! Ceci rappelle absolument les deux types d’énergie établis par la science : l’énergie potentielle et l’énergie cinétique. À son époque, le physicien Galilée a découvert que ces deux énergies se transformaient l’une en l’autre.
Ici le yin et le Yang en un mouvement qui s’exprime est de l’énergie cinétique. Les deux points noir et blanc sont de l’énergie potentielle qui a besoin d’une action extérieure pour s’exprimer.
Ainsi l’énergie que la physique appelle « énergie potentielle » représente le principe d’harmonie et d’équilibre caché, mystérieux qui réside en toute chose et qui peut sous l’effet d’une action extérieure se transformer en énergie visible et palpable. Voilà le lien entre le non-palpable et le palpable, l’esprit et la matière expliqué autrement par la Métaphysique orientale du TAO. Le QI est cette énergie potentielle et cinétique qui fait le lien entre l’esprit et le corps.
Reparlons du mouvement : le yin et le yang existent l’un en fonction de l’autre. Ils sont insécables. Ils sont relatifs l’un à l’autre : la notion de blanc existe parce qu’elle peut être confrontée à la notion du noir. « Blanc » sans référence à « Noir » ne veut rien dire pour notre cerveau. Ainsi tout mouvement intervient par rapport à un référentiel choisit. Ces derniers mots sont de Galilée et ils seront démontrés par Einstein trois siècles plus tard par sa théorie de la relativité.
Tout ceci montre que notre science physique est une réinterprétation occidentale de la philosophie du Tao pressentie, étudiée et comprise 6000 ans avant la naissance du Christ.
 La trame énergétique de l’Univers physique
Sous-jacente à la matière et à l’origine de la forme est une trame électromagnétique tissée avec les deux types d’énergie :
- Le UN est l’énergie YIN de la Terre, le Désir, l’Introversion, l’Immobilité. Il représente l’horizontalité de la trame.
- Le DEUX est l’énergie YANG du Ciel, l’Action, le Mouvement, l’Expansion. Il représente la verticalité de la trame.
Le vivant apparaît aux points d’union de la trame, à la conjonction des deux énergies. L’homme dans sa verticalité s’exprime comme l’union entre le ciel et la terre. Le jeu de polarité entre ces deux énergies entraîne sa circulation dans l’univers. Regardons plus spécifiquement comment le Yin et le Yang font bouger l’univers.
Le Plein (Yang) correspond à la Plénitude qui va vers l’excès.
Le Vide (Yin) correspond à l’épuisement qui va vers l’insuffisance.
Le Yin et le Yang sont intrinsèques à chaque chose, existent dans chaque chose et l’emmènent vers la plénitude (excès) ou l’épuisement dès lors que le déséquilibre s’installe et perdure.
LE JEU DU YIN-YANG engendre LA CRÉATION PERMANENTE avant sa manifestation dans la matière. Le Yin et le Yang donnent naissance à la dualité masculin/féminin. Ils créent 4 couples bipolaires :

Yin féminin
Yin masculin
Yang féminin
Yang masculin

Les 4 couples bipolaires sont la base de construction de la matière en donnant 4 couples binaires pour créer tout : 00 - Yin féminin 01 - Yin masculin  10 - Yang féminin 11 - Yang masculin
L’informatique n’est qu’un emprunt du langage que l’Univers utilise pour manifester la Création en convertissant l’énergie en matière. Tous les scientifiques le disent : la Création est avant tout mathématique !
LES LOIS YIN-YANG fondent LES LOIS DE L’ÉNERGIE :

L’Énergie est une quantité qui se stocke.
L’Énergie va toujours du chaud (cœur, vie, mouvement) vers le froid (immobilité, mort).
L’Énergie passe d’un statut secret, caché (esprit) à un statut palpable et mesurable (matière).
La matière est inerte là où son énergie potentielle est minimum.

Revenons un instant à la Physique.  Prenez une bille et faite la rouler entre deux pans inclinés. Elle va rouler de l’un à l’autre en allant de moins en moins haut pour finalement s’immobiliser dans le creux.
Ce qui se passe est qu’une partie de son énergie se disperse en frottements. Cette perte (qui n’est qu’une transformation) l’amène à l’immobilité. Et où devient-elle immobile ? À l’endroit où son énergie potentielle est la plus faible (ici le creux).
C’est un principe général pour toute chose : un système se met toujours dans la position où son énergie potentielle est minimum. Là où elle produit le moins de travail : c’est le concept de la paresse en Physique ! C’est la loi du moindre effort. C’est aussi le concept de la mort. Quand l’énergie potentielle s’amenuise trop la forme finit par perdre sa cohérence et la matière se dégrade.
Parce que vous vivez dans cet univers physique, vous subissez vous aussi ce principe général ! Vous êtes le Yin et le Yang manifesté : vous vous mettez dans la position où votre énergie potentielle travaille le moins et si aucun événement extérieur ne vient impulser votre énergie potentielle pour la transformer en énergie du mouvement (cinétique), vous restez immobile. Vous ne bougez plus. Vous n’avancez plus dans votre vie. Vous vous installez dans le confort, les habitudes, la sécurité, la routine, ...
Le Yin et le Yang sont là pour éviter cela ! Le Yin est la Vie intérieure de votre corps ET le Yang est la vie extérieure qui vous bouscule, vous pousse, vous fait bouger. Ceci implique des frottements, des frictions comme les accidents et les émotions qui consomment votre énergie vitale jusqu’à ce que le mouvement cesse, jusqu’à ce que vous soyez dans votre énergie potentielle minimum. Puis cela recommence car le Yin et le Yang interviennent sans cesse puisqu’ils sont mouvement. C’est sans fin, c’est éternel. La matière est prise dans ce mouvement, une vague qui ne s’arrête jamais.
C’est épuisant parfois n’est-ce pas ?
Vous pouvez y réagir selon deux possibilités :
- Soit vous résistez et c’est très fatigant pour le corps et l’esprit.
- Soit vous accompagnez ce mouvement, vous surfez sur cette vague et cela devient facile pour vous.
Pour comprendre comment surfer sur la vague, il faut comprendre un des échanges fondamentaux qui existent dans la force atomique et qui permet l’assemblage de la matière et ses propriétés.
Revenons à l’électron autour de son noyau et voyons comment il se comporte.
L’électron tourne autour de son noyau et passe son temps à s’agiter, réabsorbant dans ce mouvement l’énergie électromagnétique qu’il génère. Mais s’il est arraché à son orbite, il génère cette énergie vers l’extérieur. Celle-ci devient un effet photoélectrique visible, une radiation de lumière appelée : photon.
Le changement d’orbite d’un électron vers une orbite plus basse émet de l’énergie/lumière sous forme de photon.
Le changement d’orbite d’un électron vers une orbite plus haute consomme de l’énergie/lumière.
Si l’électron émet ou absorbe de la lumière, que cela signifie-t-il à un niveau physique et émotionnel dans votre vie ?
Vous découvrirez cela dans la deuxième partie de cet article où nous approfondirons le fonctionnement de l’échange énergétique du Vivant afin de mieux comprendre comment cela se joue entre vous et votre cheval. La suite la semaine prochaine.]]></description>
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<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 11:09:39 +0000</pubDate>
<author>Admin E&P</author>
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<title><![CDATA[Entre science et tradition : l’énergétique des plantes au cœur du soin équin]]></title>
<description><![CDATA[<img src="https://www.energetiqueplantes.com/upload/blockblog/entre-science-et-tradition-lenergetique-des-plantes-au-coeur-du-soin-equin-390x390.jpg" title="Entre science et tradition : l’énergétique des plantes au cœur du soin équin" alt="thumb" />Un retour aux racines… éclairé par la science
Dans notre monde de plus en plus technologique, rapide et médicalisé, de nombreux propriétaires d’animaux — et pour nous, de chevaux — se retournent vers des approches plus naturelles, holistiques et respectueuses du vivant.
Parmi ces approches, un vieux savoir refait surface discrètement… Une approche ancienne, vibratoire, intuitive — mais qui, loin d’être dépassée, séduit aujourd’hui scientifiques, vétérinaires holistiques, et amoureux du vivant : l’énergétique des plantes.
Là où la phytothérapie moderne isole des molécules actives pour soigner, l’énergétique végétale considère la plante dans sa globalité : sa nature, sa vibration, son interaction avec le terrain et l’énergie du receveur. Cette vision, issue de traditions millénaires (médecine grecque, médecine humorale, médecine des druides, médecine chinoise, ayurvédique, médecine alchimique, herboristerie occidentale), séduit aujourd’hui autant les thérapeutes alternatifs que les vétérinaires ouverts à une vision intégrative.
Entre savoirs ancestraux et recherches modernes, cette discipline, autrefois reléguée au folklore, revient éclairée d’une nouvelle lumière. Pourquoi ce retour aux savoirs anciens ? Que dit la science aujourd’hui sur les connaissances empiriques d’hier ?
Voici venir l’ethnopharmacologie, croisant botanique, chimie, anthropologie et médecine, qui étudie les plantes médicinales des différentes cultures à travers le monde, se reposant à la fois sur l’observation des savoirs traditionnels et l’analyse scientifique des plantes bioactives.
Et si cette alchimie entre tradition et science ouvrait une troisième voie ? Ni chimique, ni mystique… mais vivante. Explorons ensemble ce lien fascinant entre tradition et modernité.
Une vision holistique : quand la plante est plus qu’un principe actif
La tradition cumule une connaissance intuitive et empirique. Pendant des siècles, les hommes ont observé les plantes et les animaux. Ils ont noté que certaines feuilles ou racines apaisaient la douleur, que d’autres stimulaient le courage ou la digestion. Cette sagesse populaire, transmise de génération en génération, reposait sur l’observation fine des signes du corps, des saisons, des terrains et des humeurs.
La médecine traditionnelle chinoise, par exemple, ne se contente pas de soigner un symptôme : elle rééquilibre l’énergie vitale (Qi), en prenant en compte le climat, les émotions, les méridiens d’acupuncture et la constitution énergétique de l’être — humain ou cheval.
La science, de son côté, représente la validation par la molécule. La phytothérapie moderne s’intéresse aux molécules actives : alcaloïdes, saponines, flavonoïdes, tanins, etc. Elle a longtemps considéré ces traditions comme non scientifiques, car non quantifiables. Mais les progrès en biologie végétale, en chimie, en neurosciences et en physique quantique ont permis de mieux comprendre les effets des plantes… y compris dans leur dimension subtile. Elle sait aujourd’hui que :

Les huiles essentielles ont une fréquence vibratoire mesurable ;
Certaines plantes adaptogènes (comme le ginseng ou la rhodiola) modulent le stress au niveau cellulaire, ce qui rejoint les principes énergétiques du rééquilibrage ;
La relation plante-animal n’est pas qu’une ingestion mécanique : elle implique des récepteurs, des réponses neuro-hormonales, et parfois… des réponses encore inexpliquées.

Néanmoins, quand la phytothérapie moderne s’attache à extraire des principes actifs isolés, l’énergétique végétale, elle, embrasse une vision plus vaste : elle considère chaque plante comme un être vivant à part entière, porteur d’une signature vibratoire unique, façonnée par son environnement, sa morphologie, son rythme de croissance, sa couleur, son mode de reproduction, et même son interaction avec les autres formes de vie.
Paracelse (1493–1541), médecin alchimiste suisse, affirmait déjà : « Toute plante est une étoile terrestre, dotée d’une vertu spirituelle. ».
C’est ce principe que le Dr Bach a développé dans ses élixirs floraux, il voyait dans chaque fleur une vibration capable d’harmoniser un déséquilibre émotionnel. C’est ce que disait aussi Matthew Wood, herbaliste américain contemporain : « Une plante soigne quand elle entre en résonance avec l’âme du patient. ».
La manière dont la plante vit et se développe, le terrain sur lequel elle aime pousser témoignent symboliquement de ses vertus :
- Une plante montante (comme le romarin ou la menthe) exprime un mouvement ascendant, aérien, souvent associé à la stimulation du mental, à la dispersion des stagnations ou à l’éveil de l’attention.
- Une plante rampante ou racinaire (comme la passiflore ou le gingembre) incarne une reliance au sol, apaise les craintes, calme l’agitation nerveuse ou soutient une dynamique d’ancrage, de centrage.
- Une plante amère (gentiane, artichaut, chicorée sauvage) tonifie les organes d’élimination, stimule le foie, clarifie l’interne — elle agit comme un « dépoussiérant énergétique ».
- Une plante piquante ou réchauffante (comme le thym, la sarriette ou la cannelle) mobilise la circulation, chasse l’humidité, réchauffe les constitutions froides, dynamise les énergies stagnantes.
Autrement dit, la plante parle autant par son action moléculaire que par son expression vivante. Observer sa manière de pousser, ses besoins, ses résistances, c’est déjà entrevoir ses vertus thérapeutiques. C’est ici que l’art de l’herboriste rejoint celui du médecin alchimique : il ne s’agit plus seulement de soigner, mais de mettre en relation des énergies complémentaires comme le Ying pour calmer le Yang ou le Yang pour tonifier le Ying.
L’énergétique végétale est validée lentement mais sûrement par la science moderne. Longtemps reléguée à « l’intuition des rebouteux », l’approche énergétique est aujourd’hui soutenue par des découvertes scientifiques récentes.
Ainsi quelques exemples notables :
- La valériane (Valeriana officinalis) utilisée traditionnellement pour lutter contre les états dépressifs agit sur les récepteurs du principal neurotransmetteur inhibiteur du cerveau - le GABA, comme certains anxiolytiques.
- Les plantes adaptogènes pour renforcer la capacité adaptative comme le ginseng ou l’ashwagandha réduisent la libération de cortisol et régulent l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien reliant les systèmes nerveux central et endocrinien qui contrôle les réponses au stress.
- Le concept de terrain est aujourd’hui corrélé aux profils métaboliques ainsi qu’à la diversité du microbiote.
Dr Jean Valnet, médecin-chirurgien militaire français qui utilisait les propriétés thérapeutiques des huiles essentielles sur les champs de bataille durant la guerre d’Indochine, écrivait : « La plante, utilisée correctement, est à la fois médicament et nourriture, vibrante de vie, dotée d’une intelligence propre. ».
De la plante au cheval : une alchimie du sensible
Une telle approche globale enrichit notre relation aux chevaux et au vivant. Comment ?
Les chevaux sont des êtres hautement sensibles à l’énergie, de véritables éponges émotionnelles. Leur système nerveux parasympathique est ultra-réactif, leur instinct ancestral toujours actif. Leur capacité à percevoir les changements subtils dans leur environnement est bien supérieure à la nôtre et leur communication non-verbale nous pousse à écouter autrement. C’est pourquoi l’énergétique des plantes prend tout son sens dans l’accompagnement équin.
Quelques principes clés :

Une plante n’est pas choisie uniquement pour ses effets physiques, mais pour sa &quot;signature énergétique&quot; : chaude ou froide, dispersante ou tonifiante, yang ou yin.
On observe le terrain du cheval : frileux ? nerveux ? digestif lent ? musculature sèche ? poil terne ? humeur changeante ?
On adapte au rythme des saisons : détox au printemps, soutien immunitaire à l’automne, recentrage en hiver…

Il s’agit d’adapter les plantes au tempérament énergétique équin. Par exemple :
- au cheval &quot;feu&quot; : camomille, aubépine, passiflore.
- au cheval &quot;eau&quot; : gingembre, romarin, angélique.
- au cheval &quot;bois&quot; : chardon-marie, artichaut, cassis.
Concrètement, un cheval anxieux, amaigri, qui sursaute facilement, pourrait bénéficier d’un mélange de plantes ancrantes et régulant le feu comme la passiflore, l’aubépine ou la guimauve, tel notre composé ESTOMAC et STRESS, en plus d’un travail sur son environnement énergétique (interaction humaine, lieu de vie, etc.).
De même, le tempérament d’une plante agit et rééquilibre le tempérament opposé. L’ortie de tempérament chaud et sec, à la fois salée et piquante rééquilibre les chevaux de tempérament flegmatique (lymphatique), qui accumulent facilement le froid et l’humidité, en chassant l’excès d’humidité de leur organisme, par ses qualités épurantes du sang et de la lymphe, amenant un meilleur dynamisme de la rate.
Une médecine du vivant pour un monde en mutation
Notre époque a besoin de sens, de lien et de respect. Aujourd’hui, le vivant appelle au respect. Nous vivons une époque où le besoin de ré-enchantement du monde est intense. Les crises sanitaires, écologiques et existentielles ont poussé beaucoup de personnes à remettre en question un modèle uniquement matérialiste de la santé.
Le cheval n’est plus une « monture », mais un partenaire sensible. Et les plantes ne sont plus des pansements phytosanitaires, mais des alliées vivantes. En revenant vers elles, nous réapprenons à observer, à sentir, à prendre soin — et non à contrôler. Et cela transforme notre relation au cheval : nous l’accompagnons dans son équilibre, avec douceur, patience et intuition.
La nécessaire tendance pour l’avenir de la santé animale — et humaine — passe par une vision globale, qui marie le savoir ancestral et la rigueur scientifique pour les mettre au service du vivant via une phytothérapie intégrative et vibratoire.
La voie qui s’ouvre à nous est passionnante :
- La science affine les dosages, valide les effets tandis que la tradition guide l’intuition, l’adaptation au terrain à soigner. L’énergie vibratoire intrinsèque au Vivant relie les deux, en prenant en compte ce qu’on ne peut pas toujours mesurer… mais qu’on sent.
De plus en plus de vétérinaires, d’ostéopathes équins et de thérapeutes en énergétique s’ouvrent à cette synergie : plantes + soins énergétiques + nutrition + écoute émotionnelle.
Redevenons les gardiens des savoirs du Vivant
L’énergétique des plantes n’est pas une mode, c’est une mémoire qui remonte, quis’appuie sur des millénaires d’observations fines des anciens, des herboristes, des chamans, des cueilleurs et des soigneurs qui savaient écouter la Nature et ses messages. Aujourd’hui partiellement validée par la science actuelle, nous la redécouvrons dans nos civilisations « modernes » sans pour autant faire marche arrière, au contraire, nous avançons autrement, dans un mouvement vers plus de respect du cœur et d’écoute de l’intuition.
Pour aller plus loin

Découvrir nos mélanges énergétiques naturels pour chevaux.


Approfondir en lecture : Plantes médicinales &amp; Tempéraments - Aux sources d&#039;une phytothérapie traditionnelle, Vanopdenbosch Yves.
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<link>https://www.energetiqueplantes.com/blog/p-entre-science-et-tradition-lenergetique-des-plantes-au-coeur-du-soin-equin</link>
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<pubDate>Thu, 29 May 2025 15:56:07 +0000</pubDate>
<author>Admin E&P</author>
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